Jeune gai battu par 4 skinheads à Québec

Jeune gai battu par 4 skinheads à Québec


Un jeune gai de 24 ans a été sauvagement agressé à coups de poing et à coups de pied par quatre «skinheads» sur la rue St-Jean vers 1h15 dimanche dernier, sans autre raison apparente que celle de son orientation sexuelle.
L’agression n’aurait duré qu’une trentaine de secondes mais a laissé d’importantes séquelles au jeune homme qui préfère garder l’anonymat par crainte d’être de nouveau la cible de ses agresseurs. La victime sortait du bar le Drague et marchait tranquillement sur la rue Saint-Jean à la hauteur de la place d’Youville lorsqu’il s’est assis sur un banc afin de manipuler son «Ipod».

«J’ai vu un gang de gars avec les têtes rasées qui s’en venait en courant. Le temps que je réalise que j’étais en train de me faire attaquer parce que je suis gai, ils étaient rendus sur moi en train de me battre. Ils me donnaient des coups de poing et des coups de pied en me traitant d’hostie de «fif» et de grosse tapette. Je suis tombé par terre et j’ai essayé de me protéger. J’ai crié d’arrêter et ils sont partis en courant. Tout cela s’est passé en 30 secondes maximum», explique le jeune homme.

Du côté des policiers, on affirme ne pas avoir de problème particulier avec les «skinheads» à Québec. Ils seraient impliqués dans un ou deux événements du genre chaque année tout au plus.

De l’aide

Deux autres individus qui se trouvaient à proximité sont venus l’aider à se relever et lui ont demandé s’il voulait appeler la police. «J’étais sonné et le taxi se trouvait juste devant moi. J’ai dit non et je suis embarqué dans le taxi pour joindre des amis. C’est tellement arrivé vite. Je paniquais, je ne comprenais pas ce qui venait de se passer», ajoute la victime.

C’est le chauffeur de taxi qui lui a dit qu’ils étaient quatre à l’avoir battu. Une fois de retour à son appartement, ses colocataires lui ont dit qu’il devait se rendre à l’hôpital pour y recevoir des soins. Il a dû passer deux jours à l’hôpital.

Des blessures

Le jeune homme a eu une importante contusion au dos, une dent cassée et une dislocation de la mâchoire. Les médecins l’ont opéré et lui ont inséré des vis et des élastiques afin qu’il puisse fermer la bouche correctement. Il risque d’avoir des séquelles permanentes comme une perte de sensibilité au niveau de la bouche.

«Je ne peux plus manger, je peux juste boire avec une paille. J’ai des pilules contre la douleur mais ça m’endort et je ne peux plus rien faire quand je prends ça», précise-t-il.

Les parents

Les parents du jeune homme sont carrément scandalisés par l’agression gratuite dont a été victime leur fils. «C’est inacceptable de se faire battre de cette façon parce qu’on est un peu différent en 2007. C’est difficile de garder son calme devant ce genre d’agression mais il ne faut pas embarquer dans leur jeu. On ne combat pas la violence par la violence», dit le père de la victime.

Source: http://www2.canoe.com/

13 Comments

Add yours
  1. 1
    Yannick

    C’est sur que la police de Québec dois trouvé que leur skinhead sont de bon petit gars, qui tappe sur des fefi une coupe de fois par année pour faire le ménage. Quelle belle ville que celle de Québec!

  2. 4
    Anti Racist Skinhead

    Les médias, comme la plupart du temps, mêlent tout. Cette agression est l’oeuvre de  »boneheads » (tondus néo-nazis) et non celle de skinheads, antifascistes par définition. C’est la bande de boneheads de Ste-Foy qui a manifestement fait cette nouvelle attaque. Désolant. Solidarité avec la victime !

    ARS

  3. 7
    oreo

    C’est correct de ne pas etre pro fifs, mais de la a les tabasser c’est un peu ridicule, chacun a le droit de vivre comme bon lui semble, surtout que ce jeune homme devait etre un gars sans méchanceté, 4 contre 1, c’est typiquement black ça!

  4. 8
    Yannick

    Hum, je ne voie pas en quoi les black sont ou pourraient être impliqués. Selon ce que j’ai lu comme information, ce sont de joli petit blanc bien propre de Québec qui ont fait le coup.

  5. 10
    Bertrand

    Les vieux aussi se font battre.
    Hier, j’ai été victime d’une agression dans un parc de la région. Deux jeunes s’en sont donnés à coeur joie… mai je suis vieux, seul, isolé, sans famille autour, sans amis non plus.

    Je lèche mes plaies en souhaitant que cette merde de vie d’homo s’achève le plus rapidement possible.

  6. 11
    Guillaume

    Bonjour Bertrand,

    J’ai enlevé votre nom de famille « malencontreusement (ou machinalement) » entré sur le site. Il est aussi vrai que les personnes âgées sont des cibles de choix en ce qui concerne les agressions. Malheureusement peu de ressources adaptées au gais plus agés existent, mis à part quelques club sociaux. Je ne connais pas le contexte de votre agression, j’espère néanmoins que vous ne vous êtes pas mis en situation de vulnérabilité et que vous avez dénoncé l’agression dont vous avez été victime, peu importe le contexte dans lequel tout ceci s’est déroulé.

    Je vous encourage fortement à aller chercher de l’aide… une aide plus bénéfique que tout ce que ce blogue pourrait vous apporter… puisque quand on est rendu à souhaiter : »que cette merde de vie d’homo s’achève le plus rapidement possible », je crois sincèrement qu’on a besoin d’aide.

    Prenez soin de vous.

    Guillaume

  7. 12
    Bertrand

    Merci pour vos conseils,
    Je dois cependant remarquer que le premier élément qui vous vient à l’esprit c’est que j’ai pu me mettre en situation de vulnérabilité, un peu comme la femme battue qui aurait attiré les coups qu’elle reçoit d’un conjoint violent.
    C’est déjà là, une première répression qui converti la victime, en l’occurrence moi, en agresseur, et avec des termes aussi généraux on peu tout en déduire, tout imaginé et refréner la moindre des idées de dénonciation.
    Il y a quelques années, j’avais reçu, sur mon répondeur téléphonique, des menaces de mort d’un conjoint d’une de mes amies de travail, ce dernier s’étant imaginé que je couchais avec sa femme même si mon homosexualité était connue.
    Après avoir porté une plainte à la police, avec la preuve l’enregistrement des menaces, les policiers m’ont téléphoné, quelques jours plus tard, pour m’avertir qu’ils avaient téléphoné au bonhomme en question pour lui faire comprendre le bon sens et qu’ils classaient l’affaire.
    Alors merci, non, je n’ai pas fait de plainte et n’en ferais pas, car je ne faisais qu’une marche dans un sentier pédestre entretenu en hiver et qui est situé tout près de ma résidence, pour permettre à ceux qui le veulent d’en bénéficier, comme je le faisais deux à trois fois par semaine s’il faut que je me justifie…
    Je n’ai rien pu voir, ayant été assommé au premier coup sur la tête…

  8. 13
    Guillaume

    En effet, mes mots peuvent faire penser à la théorie que vous évoquez en début de votre dernier commentaire. Ce qu’il convient d’éclaircir dans le propos que j’ai émis, c’est que plusieures personnes ne dénoncent pas de crainte d’avoir à révéler un comportement qui pourrait paraître répréhensible aux yeux des policiers. Comme je ne connaissais pas le contexte de votre agression, il me paraissait normal de vous suggérer de dénoncer peu importe le contexte. Mon propos n’était nullement une demande de justification cependant, je crois que je me devais d’avoir une approche plus globale de la situation. Ceci dit, vous avez le choix de dénoncer ou pas… personnellement, je trouve qu’il serait intéressant que les forces de l’ordre soient au courant qu’une agression se soi déroulée dans un lieu public… Au fait, la situation que vous évoquez éveille en moi une question: « Est-ce qu’en ne dénonçant pas, une personne agressée cautionne le geste de son agresseur? »

    Guillaume

Laisser un commentaire