1 Novembre 2017 Par :
15 septembre 2003   Dans notre monde moderne, l’homme a du s’adapter rapidement aux nouvelles technologies.   Que l’on pense à l’arrivée du téléphone au début du siècle, à la télévision ou aux fours à micro-ondes, l’homme moderne a toujours su s’adapter aux nouvelles opportunités qu’apportait chaque nouvelle avancée technologique…   Voir un individu discuté avec une autre personne par téléphone cellulaire n’a plus rien de surprenant, ce qui n’était pas le cas il y a encore peu de temps. Tout comme de clavarder avec des inconnues à l’autre bout du monde via Internet n’est plus réserver qu’à l’élite des informaticiens, mais est maintenant d’usage courant pour monsieur et madame tout le monde. Aujourd’hui, en Amérique du Nord, Internet est dans plus des deux tiers des foyers. En Europe, on évalue à environ 40% le nombre des foyers connectés et, de mois en moins, les européens rattrapent leur retard sur les Américains. D’ici peu, donc, la majorité des Occidentaux seront reliés d’une manière ou d’une autre au « Réseau des réseaux ». Quand j’ai commencé à travailler en Informatique, Internet était vu comme le deus ex machina, l’outil qui permettrait d’abattre les frontières, de permettre aux individus d’avoir accès au Village Global comme on l’appelait à l’époque. Je voyais des Informaticiens fantasmer sur les futures vidéos-conférence, sur les services qu’Internet pourrait offrir aux citoyens, aux échanges d’idées que cela pourrait apporter, à l’interaction directe entre individus, en temps réel, peut importe leur origine. On voyait aussi la possibilité d’interconnexion entre réseaux locaux, car à l’époque, un réseau d’ordinateurs était limité à l’infrastructure physique d’une entreprise. La possibilité d’étendre le courrier électronique à l’ensemble des citoyens du fameux village global. De pouvoir travailler en temps réel sur des projets avec des collègues virtuellement présents, mais physiquement dans un autre bureau. Et j’en passe. Nous rêvions à un monde sans limites. Malheureusement, le capitalisme à outrance de notre si belle société a pris possession de ce Village, les idéaux du passé se sont transformés en service à la carte, en pourriels, à la publicité planétaire et à l’oppression des utilisateurs devenus de simple consommateur.   J’ai connu un informaticien qui m’a initié à Winamp à l’époque. Il avait sur son gros disque dur près d’une dizaine de fichiers MP3. Tout fière de lui, il mon démontrait que l’on pouvait, avec plusieurs opérations laborieuses, encoder un CD en fichier et les lires avec un petit logiciel, Winamp. Un autre me démontra que l’on pouvait trouver des cracks (fichiers qui déverrouillent un logiciel en évaluation) et des numéros de série sur des newsgroups qui se spécialisaient dans ce type de sujet. Mais à quoi bon tout ça ? me dis-je à l’époque. Pourquoi j’encoderais mes CD en MP3, dans le but de les échanger avec des amis, et que téléchargerait des cracks pour déverrouiller des logiciels alors que mon utilisation d’Internet ne se limitait encore qu’à la recherche de site Web amusant et, que Dieu me pardonne, de photos érotiques ? Mon lien à la maison était très rapide, je vous le concède. Un modem téléphonique à 14,4 kbs était alors le nec plus ultra. Envoyer un MP3 par la maison me prenait une bonne heure pour un seul fichier. Sans parler de trouver un numéro de série dans l’univers de groups de discussion, capharnaüm monstrueux qui aurait découragé le plus brillant recherchiste de Radio-Canada. Alors à quoi bon ! Mais la technologie, cette bête assoiffée de puissance, n’en resta pas là. Les liens d’accès évoluaient rapidement en vitesse. La grosseur des disques durs et la puissance des ordinateurs augmentaient à un rythme démentiel. Microsoft assouplissait l’utilisation d’un ordinateur par le commun des mortelles en introduisant Windows 95, un décalque des systèmes Macintosh beaucoup plus simple. Tout était maintenant en place pour permettre à notre population occidentale d’avoir accès au fameux Village Global. Nous étions peu de disciples au début. Peu à répandre la bonne parole. Mais très rapidement, la connexion à l’Internet devint indispensable. Que ce soit par les employeurs qui demandaient à leurs employés d’avoir un accès de la maison pour pouvoir envoyer et recevoir des documents (en faisant miroité le télétravail comme solution future…), en passant par les jeunes qui voulaient avoir le dernier jeu vidéo à la mode comme leurs copains de l’école, ou par les free loaders, ceux qui voulaient télécharger des fichiers disponibles dans le Village, que ce soit de la musique, des logiciels, des photos et pourquoi pas des films ! Les fournisseurs d’accès Internet ont donc pris rapidement le chemin de la haute vitesse pour pouvoir offrir un service à la mesure des attentes de nos chers concitoyens. Des développeurs ont compris que les Villageois voulaient s’échanger sans trop de problèmes des fichiers ; on a vu alors l’apparition de Napster et de ses petits frères. Mais comment les entreprises pouvaient alors capitaliser sur une solution virtuelle dans un contexte nouveau et innovateur ? On fonda le NASDAQ, une bourse dédiée aux entreprises dites de nouvelles technologies. On écrivit des livres, des études, des rapports en plusieurs millions de version qui racontait aux dirigeants et aux investisseurs toujours la même chose, que l’heure était venue, que le Village était construit, que les villageois attendaient plus de services qu’Internet était l’aboutissement de l’humanité ! L’apparition d’entreprise Internet pris son envolé, les Strat-ups. On investit des millions dans l’avenir, dans des solutions qui permettraient au Villageois d’atteindre le paradis. Parallèlement, les citoyens planétaires téléchargeaient via Napster de la musique. Des quantités phénoménales de MP3 se sont échangés à travers Internet. La baisse de prix des graveurs de CD justifiait à elle seule l’abonnement à la haute vitesse et l’utilisation de Napster. Mais toute bonne chose a une fin. Les investisseurs, après de nombreux mois de spéculation ont demandé aux Start-ups quand ils verraient les profits arrivés. Panique, « on n’en fait pas de profit ! » Dégringolade, crash boursier. Mort des Start-ups. Les conglomérats en profitent alors pour absorber leur petit compétiteur. On parle de synergie, d’entreprise horizontale, de services connexes. Le ralentissement économique et la méfiance engendrée par ce crash boursier virtuel ralentirent alors l’ardeur des consommateurs et des investisseurs. Tout est gelé, personne ne bouge. Pendant ce temps, les fournisseurs d’accès commencent à facturer à la consommation l’utilisation des liens haute-vitesses. La logique est simple. Si un citoyen utilise notre service pour télécharger des fichiers, il devra le payer à quelqu’un. Son abonnement le relie au Réseau des réseaux, nous lui donnons un minimum d’utilisation et il payera pour le reste. Personne ne l’oblige à l’utiliser son service ! Et vlan, fin de l’universalité, première défaite pour le Village Globale. Les compagnies de disque, comme l’ensemble de l’industrie du divertissement d’ailleurs (!) supporte mal le ralentissement de leur croissance économique. Au lieu de faire croître leurs profits, il y a un ralentissement des ventes. Les estimations d’augmentions des bénéfices sont à la baisse. Quel autre coupable que Napster ? La mise en marche de la RIAA s’active alors. Mort à Napster ! Fini le téléchargement. Encore une logique très simple. Plus d’échange équivaux à la reprise de l’augmentation de bénéfices. On crée alors des campagnes de sensibilisation, on juge les citoyens somme des voleurs de droit d’auteurs, les condamnant sans juré, sans possibilité d’en appeler. On réussit à fermer Napster, ce Tentateur. Et vlan, fin des échanges de fichiers, deuxièmes défaites pour le Village Globale. Les citoyens les plus informés se tournent alors vers d’anciennes solutions utilisées dans les années 70 et 80, des systèmes distribués comme les forums de discussion, les newsgroups et des serveurs des discussions, les serveurs IRC. D’autres logiciels d’échange à la Napster font aussi leur apparition, mais la perte de l’engouement des citoyens et l’acharnement de la RIAA ne laisse pas de doute, ils iront au bûché eux aussi. Pendant ce temps, l’industrie se réorganise. Les majors du cinéma imposent leurs quatre volontés aux différentes législations à travers le monde. L’exemple de la musique les a quelque peu mis sur leurs gardes. Les acquisitions de petites entreprises, les dernières Start-ups, est sur le point d’être terminé par les congloméras toujours assoiffé de domination. Des entreprises comme la Time fusionnent avec Warner qui achète pour une bouchée de pain Netscape, Winamp, ICQ, etc. Fusion aussi avec AOL, le plus gros fournisseur d’accès au monde (le plus fasciste aussi !). Sony s’associe avec d’autres monstres, dont Microsoft qui développe une stratégie de logiciel distribuée ; lorsque vous achèterez un logiciel, ce sera une application Web, plus de CD, plus de revendeurs, plus de copie, fini le piratage. Vous n’avez pas de lien rapide à la maison, démerdez-vous et payé ! L’exemple le plus aberrant dans tout ça c’est qu’une entreprise comme Time-Warner-AOL offre des logiciels comme Winamp et veulent en même temps la mort du MP3. Que le plus gros vendeur de logiciels de création de CD, Roxio, l’éditeur de Easy CD Creator, achète impunément pour bouchée de pain, avec en plus l’aval du gouvernement américain, le cadavre de Napster. Le ridicule ne tue pas, on le voit bien ici. La stratégie mercantile est claire, faire le plus d’argent possible avec le Village. On cible le citoyen dans son plus simple élément. On le prend pour une vache à lait, ce qu’il est, et on trouve des solutions pour qu’il achète plus en offrant moins. L’industrie du disque court pourtant toujours après ses hausses de profits. Elle accuse toujours son ennemie jurée, Internet. Les compagnies de disque mises sur la vente en ligne de fichier musical verrouillé. Vous payez pour de la musique qui n’est écoutable que sur votre ordinateur. Big deal ! Même chose pour les nouveaux logiciels. Vous installez une application que vous avez payée, mais vous ne pouvez la réinstaller à nouveaux si vous changez votre ordinateur. Adieu donc les nouvelles machines plus puissantes, faudra y repenser à deux fois avant de s’équiper d’un nouvel ordinateur. Vous recevez de plus en plus de courriel publicitaire (pourriel) dans votre compte de messagerie, mais en même temps, votre fournisseur d’accès vous facture à la consommation de votre connexion. Le citoyen paye encore. Vous recevez aussi des virus… houla, houla ! Vite, on s’achète un antivirus qui n’a qu’une licence d’un an, après quoi faudra repayer à nouveau votre licence, sinon… houla, houla ! Mais pas avant d’avoir acheté à nouveau la dernière version de Windows, d’Office et de toutes nos merdes habituelles, car l’antivirus ne supporte plus les anciennes versions de… Ho et puis merde ! Vous avez compris ! Notre fameux Village Global est devenu un super marché global. Son universalité ne se limite qu’au monde occidental. Les frontières de nos pays en sont aussi pour le Village, comme un arrondissement où les règle du jeu ne sont pas les même. Les pages sur lesquelles vous naviguez sont analysées et vos sessions de navigation sont enregistrées. Le démantèlement de réseau de pédophiles en est un bon exemple. Je n’approuve pas la pédophilie. Mais elle a toujours existé de manière underground. Elle va donc y retourner, plus difficile à détecter, mais toujours accessible à leurs bénéficiaires. L’arrestation d’un artiste anglais qui était abonné à un réseau de photo pédophile a fait le tour des manchettes. Pourtant, c’est la liberté individuelle qui était en cause, car, grand Dieu, comment l’a-t-on trouvé coupable de possession de matériel pornographique pédophile si ce n’est qu’en surveillant toutes ses sessions de navigation ? Et vous, sur quel site allez-vous ? Nos amis des renseignements nationaux le savent mieux que vous. Reste les pirates. Le terme est assez romantique au départ. Malheureusement, les médias, sous contrôle des Grands Inquisiteurs, l’on démonisés à tel point que la seule fréquentation d’une personne qui a piraté un logiciel vous envoie directement en enfer ! Personnellement, je pense que le piratage informatique est le dernier rempart à notre liberté. Autant pour les communications que pour l’échange d’idées. Qui plus est, le piratage est un indicateur de satisfaction de notre citoyen-vache à lait. Pourquoi installez-vous un logiciel piraté sur votre ordinateur au risque de damner votre âme ? Pourquoi téléchargez-vous des fichiers MP3 au risque de voir les comptes en banque de Madonna fondre ? Pourquoi refuser de payer la nouvelle version de Windows alors que Microsoft investie t’en en développement et en recherche ? Cher lecteur, permettez-moi de faire une parabole. Un jour, un honnête homme avait besoin d’une casserole. Il se rendit dans une boutique spécialisé et acheta sous les conseils de la vendeuse la meilleure casserole. Un revêtement antiadhésif la rendait invulnérable à vos échecs culinaires. Le matériel avec lequel ledit revêtement était fait était impossible à détruire. Tout le monde sait que c’est cancérigène cette matière, faudrait surtout pas qu’elle se mêle à votre nourriture, non, non, non. C’est pourquoi nous garantissons la casserole. Pourtant, au bout de quelque temps, l’homme voyait des bouts du revêtement coller littéralement aux pâtes qu’il fessait bouillir. Étrange. Insatisfait, il se rend à la boutique et on lui dit que la garantie n’était valable que pour un certain temps. L’homme repart donc chez lui et depuis ce temps attend la mort avec sagesse. Mes amis je vous le dis, si vous n’achetez plus de CD c’est probablement à cause de la médiocrité des produits que l’on nous propose. Si vous n’achetez plus de logiciels, c’est peut-être dû au fait que vous n’êtes jamais satisfait complètement de vos produits existants. Bon, c’est vrai, je ne suis pas le messie. Je ne suis qu’une simple vache à lait tout comme vous. Mais sachez bien ceci. Si l’on me proposait un bon disque, que j’aurais au préalable écouté sur Internet sans me faire surfacturer par mon fournisseur d’accès, si, donc, je pouvais acheter un CD qui m’offre plus qu’une boite en plastique avec un minable livret et surtout à un coût moindre que celui imposé par les maisons de disque actuelles, probablement que j’achèterais ce CD. Si je pouvais installer un logiciel sur mon ordinateur sans voir à m’enregistrer auprès du fabricant, pouvoir l’installer sur l’ordinateur à mes parents pour leur permettre d’accéder à mes travaux ou à mes œuvres, si je savais que je ne payerais pas à la prochaine version encore-plus-meilleure, qu’on me l’a fournisse automatiquement, si je n’avais pas de soucie à me faire pour savoir si ce logiciel est compatible avec mes autres applications, probablement que je sortirais ma bourse pour me le payer. Mais à quoi bon payer pour avoir une casserole garantie qui s’autodétruit ? À quoi bon payer pour un fournisseur d’accès Internet qui ne pense qu’à me facturer le plus possible, quitte à m’envoyer de la publicité volumineuse de leur part ? À quoi bon payer pour un jeu vidéo qui n’est intéressant qu’à la première utilisation ? À quoi bon payer pour un disque que l’on n’écoutera jamais plus après la première écoute ? À quoi bon naviguer sur Internet quand je sais que toutes mes sessions sont enregistrées et analysées par le gouvernement, par des agences de marketing ou par vos patrons ? À quoi bon acheter un logiciel qui sera désuet dans quelques mois ? Je vous le demande, où est notre Village Global, où est notre liberté d’expression et où est notre liberté de CHOISIR ?

1 Novembre 2017 Par :
25 juillet 2001 Après huit ans d’absence la grosse (c’est le petit nom amical que mon meilleur ami Mehdi et moi avons donné à Madonna il y a de ça bien des années) se décide enfin à se bouger le cul et à revenir sur scène. Il était plus que temps !   Huit ans d’espoirs régulièrement anéantis à coup de communiqués de presse lapidaires de la diva (films, bébés, mariage et autres bêtises sans intérêt étant les excuses invoquées pour les multiples annulations).   Huit ans après le ” Girlie Show “.   Et premier concert de la Ciccone pour yannick (le pauvre à supporté mes névroses et mes angoisses avec beaucoup de courage. Merci mon amour:)   On vous épargnera les détails des pourquoi (Madonnaaaaaaa !!!), comment (mucho $$$), où (Paris ? Boston ? NY ?) et autres questions métaphysiques.   L’essentiel était d’y être. Et d’être bien placé (parce qu’ ” on le vaut bien ” nous aussi !)   Le reste n’est que littérature.   Ceux qui nous connaissent ont déjà entendu les détails un milliard de fois, voir y était (Hi sweety !) De la préparation du voyage, à la sortie du DVD, en passant par le champagne, la gaytitude de l’évènement (mais oui, elle à plein de fans hétéros, pour sûr. Sauf qu’on les a pas plus vu qu’au ” Girlie Show ” ou au ” Blond Ambition Tour “), le party devant HBO à Verdun, tout est devenu partie intégrante de notre histoire personnelle. Et, pour ceux qui se demanderait, non, non, ” absolutely no regrets “, que des souvenirs fabuleux!

1 Novembre 2017 Par :
6 janvier 2006 Depuis plusieurs années, je suis un fan de John Waters et de Divine. Le premier pour son côté subversif et le second pour son côté absolu. Les deux réunis donnent des petits moments de bonheur que même un petit pouding Laura Secord ne serait égalé.   Le film Polyester fut pour moi un grand choc. La première fois que j’ai vu ce film, je devais avoir “dixdouze” ans. J’étais avec ma mère, nous l’avions loué en casette (Beta), une de nos premières locations. À l’époque, je ne savais pas (ma mère non plus) que Divine était un hommeMais déjà, sans pouvoir le nommer, le côté subjectif du film m’attirait, tel un papillon de nuit qui vol vers la lumière d’un dix roues sur la 30 en direction de Sorel, cette belle destination finale.   Lorsque mon ami Guillaume (qui avait mis la main sur une des très rares copies encore existantes de la vidéo) me fit redécouvrirent le film, j’étais aux anges. J’avais, une décennie plus tard, l’expérience de vie nécessaire (manière polie de dire que je n’étais plus un puceau, mais une grosse cochonne!) pour apprécier à sa juste valeur ce chef d’oeuvre. Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je réalisa, du même coup, que des gens, des Québécois, fous eux aussi, avaient participé au doublage de ce film! C’est le célèbre comédien Jean-Louis Millet, grand comédien du théâtre dramatique, qui personnifia Divine et son personnage Francine.   J’ai donc entrepris cette année de sortir Jean-Louis, Francine et Divine du placard. Les casettes VHS sont en voix de disparition. Elles auront complètement disparu d’ici 18 mois (et je suis généreux).  Même si Polyester a été réédité en DVD, le doublage québécois, lui, sera perdu à tout jamais. J’ai donc été louer la casette à la Boîte Noire. J’ai enregistré la piste audio sur mon Mac. J’ai loué le DVD en anglais, extrait l’image. Je m’apprête maintenant à joindre les deux morceaux et à produire la version 2006 de Polyester en Québécois, avec Divine et Jean-Louis Millette. En DVD sur le Net!   Fait à noter : Francis et moi allons nous marier ce printemps après 6 ans de vie commune. Lorsque je vivais à Paris, j’ai passé une petite annonce sur un babillard gay demandant à qui le voulait une sortie cinéma pour aller voir le dernier Spike Lee et le dernier Waters. Francis est allé voir mon site web et a découvert que j’aime bien Divine. Il était dans la même secte que moi, les amateurs de Divine! C’est donc un peu grâce à elle que nous sommes ici ensemble.

1 Novembre 2017 Par :
En route vers le bureau hier matin, pris dans la circulation et la canicule, je suis en voiture, la climatisation à fond, je me sens mal. Je cherche mon souffle, la tête me tourne. Mon Apple Watch m’alerte. Vous avez un rythme cardiaque trop élevé alors que vous êtes assis depuis 10 minutes. Et elle m’affiche mon rythme cardiaque en temps réel et un graphique de son historique. Je pense à un bug, prends mon pouls, et constate que je suis en pleine crise d’arythmie cardiaque. Je me stationne et laisse passer la crise quelques minutes. Je comprends mieux mon essoufflement et mon étourdissement. Une fois passé je termine mon trajet et arrive au bureau. Je valide avec mon application Santé sur mon iPhone et effectivement l’historique est parlant. Je préviens quelques collègues, par mesure de précaution… La bonne nouvelle c’est que je suis vraiment branché sur une magnifique technologie. Avoir eu besoin d’aide dans la voiture, un appel au 911 via ma montre aurait été possible. C’est rassurant de voir à l’oeuvre ce qu’Apple nous promet, surtout quand ça touche notre santé. Bravo! 

1 Novembre 2017 Par :
Déménager, quelle belle activité! Surtout quand on déménage pour mieux. Cependant l'expérience peut s'accompagner de quelques petits irritants suite à la première visite en profondeur de votre première demeure! À quoi il sert le bouton qu'on peut tourner sur l'évier "hi-tech" de la cuisine?... il a fallu que j'ailles sur le net pour fouiller sur le site du fabricant d'évier pour me rendre compte que c'était pour activer le bouchon automatique pour boucher la crépine de l'évier. J'ai dû perdre une bonne demi-heure à naviguer sur le site du fabricant et me rendre compte que la bébelle que je cherchais se situait dans l'onglet accessoires! Bon ok! Mais ce n'est pas tout. En visitant, Michel et moi avions froid. Alors nous avons décidé d'essayer de comprendre comment fonctionnait les thermostats électroniques de la maison. Il y a juste deux boutons sur ces petites bibitte-là, mais il n'y a rien à faire, on est pas assez intelligent pour décrypter le mode de fonctionnement, pourtant bien simple, de l'appareil. Re-internet pour aller chercher le manuel d'utilisation de l'appareil. Je tombe sur des forums ou des gens demandent "Où trouver le manuel d'instruction du thermostat ISO-THERM 3000?"... Ah tiens, je me posais la même question! Plusieures lectures, beaucoup de questions, peu de réponses! Après avoir fouillé une autre demi heure, je tombe sur un fichier PDF téléchargeable... en anglais seulement. Je lis l'anglais et je n'ai pas de problèmes à comprendre. Mais pour tous mes amis francophones et nuls avec les technologies énergétiques qui cherchent cette information primordiale, vous pouvez maintenant télécharger la traduction maison du manuel de ce thermostat en cliquant sur le lien suivant.

1 Novembre 2017 Par :
La carrière de Boy George étant un vrai soap opera depuis ses débuts, la sortie d’un nouvel album de Culture Club ne pouvait pas bien se passer. Chaque retour du groupe depuis la fin de années 80 s’est toujours fait dans la douleur et l’insuccès. Voir pas du tout. C’est cette option qui semble avoir été choisie avec Tribes. Lancé il y trois ans via le site participatif PledgeMusic, l’album s’est fait attendre et désiré par une poignée de fidèles (et quelques nostalgiques), mais le projet a fini par être annulé. Boy George étant Boy George, les autres membres de Culture Club n’ont même pas le droit de parler du projet ni même de savoir si quelque chose en sortira un jour. Le groupe a depuis ce fiasco fait deux tournées (là aussi, dans le chaos), Boy George est devenu juge de The Voice, et continue de jouer avec les médias et ses collègues comme si on était toujours en 1986. Mais voilà qu’une grosse partie de l’album Tribes, qui a bel et bien été achevé et mis au placard, a atterri sur YouTube. Sept des onze titres prévus. Mixés et finalisés, pas des démos. Magie de la technologie moderne, il n’a pas été bien compliqué de reconstituer l’album en ajoutant les quelques éléments manquants : le seul single officiellement sorti, la version courte d’un autre titre qui avait été diffusée sur internet pour la promo (avant que celle-ci n’avorte), et deux morceaux live (en fait pas si live pour un des deux…) On ajoute une pochette tirée d’une des photos promotionnelles du projet, on exhume un tracklist qui semble officiel, on assemble, et voilà ! Que vaut l’album ? Et bien c’est vraiment très très bon, ensoleillé et Culture Clubien à mort. Rien d’original, juste du plaisir. Reggae, country, pop festive, quelques guitares et un Boy George à la voix plus rauque qui, au final, nous offre un le premier album estival de 2017. En écoute ici : https://mafiarose.com/music/album/5/tribes-–-cul...

1 Novembre 2017 Par :
10 OCTOBER 2000 Auteur compositeur interprète de talent, Zazie a réussi à devenir, en à peine 10 ans de carrière, l’une des figures majeures du microcosme de la pop française. Tout comme l’irrévérencieuse héroïne de Queneau, Zazie n’en fait qu’à sa tête et c’est tant mieux pour nous. Ne   respectant que ses propres règles elle sort aujourd’hui son quatrième album studio, ” La Zizanie “, qui marque un virage vers l’électronique encore plus appuyé que son prédécesseur, ” Made In Love “, tout en restant toujours aussi humain. Un disque vivifiant qui flanque des   coups là ou ça fait mal, et baptisé ” La Zizanie ” en hommage à un petit groupe d’irréductibles gaulois bien célèbres. Sans l’ombre d’un doute, l’un des albums les plus marquants de l’année 2001. L’occasion aussi de s’entretenir longuement avec la belle…   ” La Zizanie ” est très homogène. Il n’y a ni temps mort ni temps faible. Avez-vous beaucoup composé pour le disque ? Il n’y a pas eu de chutes. J’ai composé 14 chansons et il y en a 13 sur l’album. Je trouve indécent de faire un album avec juste deux bonnes chansons. [Rires] Ce qui arrive un petit peu trop souvent. Un album c’est cher, c’est quand même encore un objet de luxe pour plein de gens et, la moindre des choses c’est d’essayer de faire plus de deux chansons qui tiennent la route. Après évidemment, les gens aiment ou pas, mais il faut au moins être exigent envers soi-même. Je me souviens avoir lu que vous aviez composé une chanson qui s’appelait ” Bordel de Merde “… ” Putain de Merde ” plus exactement. [Rires] Donc c’était bien vrai ? Oui, je voulais la mettre en face cachée, en morceau fantôme.Un peu comme les ” moutons ” de ” Zen ” ? Exactement ! Mais j’ai pas eu le temps [rires], donc je l’ai mise de coté pour l’album suivant. Enfin j’espère. C’est une chanson un peu rigolote, mais qui dit deux trois petites choses en même temps.J’ai aussi lu qu’au moment de la sortie de ” Zen “, vous vouliez appeler l’album ” Zazizanie “… Oui. J’avais le titre depuis longtemps. Je l’aurai appelé ” La Zazizanie ” si il y avait eu un concept. Mais c’est davantage une suite de chansons qui correspondent à des moments, qu’une histoire suivie comme dans le ” Melody Nelson ” de Gainsbourg. En plus je trouve ça un peu prétentieux, comme si je disais : ” Bon ben maintenant je peux me passer de mettre mon prénom sur la pochette alors je vais vous le mettre directement dans le titre ! ” [Rires] Personnellement je trouve que le titre colle bien au disque, chacun des morceaux semant la zizanie à sa façon. Comme ” Adam et Yves “. Votre fan-base hardcore, comme on dit, est plutôt gay : ce titre, c’est comme un cadeau, non ? C’est vrai que dans mon public il y a pas mal d’homos. Mais je n’avais pas forcément envie de faire une chanson sur la question. Sauf que je suis tombée par hasard sur ce texte. Seul texte de l’album qui n’est pas de vous… Oui. Quand j’ai lu ” Adam et Yves “, je dois dire que ça m’a agacée, parce que c’est tellement bien vu. J’aurai aimé l’écrire. Mais ce n’est pas de moi, tant pis, raté ! [Rires] Du coup j’ai cherché qui l’avait écrit et si c’était possible d’en faire une chanson. Et voilà, on l’a composée avec Joëlle Kopf. J’ai l’impression qu’on parle toujours d’homosexualité en parlant de Drag Queens, de caricature ou de sida. L’homosexualité c’est aussi des sentiments, un quotidien, comme descendre la poubelle, des choses de base quoi. Et ” Adam et Yves ” avait un peu dans son titre le côté : ” et si le serpent avait proposé… une banane au lieu d’une pomme !” [Rires] Ça donne ” Adam Et Yves “.Du coup, vous devenez une des rares artistes pop à chanter l’amour entre garçons de façon aussi claire et positive. Oui, et en même temps, je voulais en faire une chanson légère et pas une ballade où tout le monde pleure à la fin. Ça a déjà été fait, et très bien, par des gens comme Aznavour. Ça me faisait plutôt rire d’essayer de mettre la chanson dans un contexte un peu techno, un peu ludique. Parce que c’est aussi ça l’homosexualité. Quand je donne des concerts, les trois premiers rangs, où on compte plus d’un homo [rires], mettent une ambiance assez sympa.Parlons de ” Sur Toi “. Si vous l’avez écrite pour quelqu’un, ce doit être la personne la plus heureuse de la terre. Je l’ai écrite pour quelqu’un… C’est donc autobiographique ? Vous savez, on dit toujours que quand tout va bien, on n’a pas besoin d’en parler. Et moi, en voulant écrire une chanson à mon amoureux, je me suis rendue compte que j’avais du mal, que mon inspiration était plutôt dans les failles, les faiblesses, les mal-dits, les non- dits, les colères, les agacements. Ce qui ne veut pas dire que c’est dimanche tous les jours non plus! [Rires] Du coup, je lui ai écrit une chanson en lui disant que je n’allais pas lui en écrire une… Ce qui donne une sublime déclaration d’amour ! Par rapport aux textes, justement, certaines de vos influences apparaissent comme évidentes : Gainsbourg, Prévert, Lafontaine… Y’a-t-il d’autres artistes qui vous ont donné envie d’écrire ? En France : Brel, Souchon, Goldman. Sinon Peter Gabriel ou Radiohead. Kate Bush également, mais plus au niveau musical. Je pense que les gens qu’on écoute ne reflètent pas forcément ce qu’on fait. C’est vrai qu’on est influencé malgré soi, plus ou moins consciemment. Mais j’aime penser que l’écriture reste toujours subjective, qu’elle consiste à ne pas faire comme les politiciens, être dans le consensus et dire ” votez machin “. Les chansons ne délivrent pas de messages, pas plus qu’elles ne prophétisent quoi que ce soit. Quand je donne mon avis, j’essaye d’avoir l’honnêteté de donner vraiment le mien. Pour moi c’est déjà un constat de sérénité. Surtout vis-à-vis d’une partie de la pop actuelle, en France, qui prend peu de risques dans les textes. Exactement, c’est très formaté. Mais c’est aussi un phénomène de génération. On ne peut pas dire : les bons artistes sont personnels et les mauvais sont formatés. Ce n’est malheureusement pas aussi simple. On est en train d’assister à une espèce de mutation du chanteur ou de la chanteuse et, même si en France on a encore (heureusement) cette culture de mots, de textes, de choses à dire, il y a aussi tout un tas de gens qui n’écoutent pas Brassens, Brel ou Barbara. Ils écoutent Britney Spears and co. Et donc, forcément, quand ils grandissent, ils veulent ressembler à Britney Spears plutôt qu’à Barbara.Des écoles débordant de hordes de petites Britney Spears… Ça fait peur ! Oui ! C’est clair ! On vit, et c’est le propos de ” Rue de la Paix “, dans un monde plus axé sur le résultat financier des choses que sur leur beauté. Il y a pourtant une vraie beauté dans la gratuité des choses… Même si je reste consciente qu’en étant dans une major, je profite du système. Mais c’est bien de parler d’un système en étant dedans.Par quoi commencez-vous le travail sur une chanson ? Le texte, la musique ? La musique, toujours. Je n’ai pratiquement jamais écrit un texte en premier. Si ! Pour Patricia Kaas. Et pour Johnny, avec ” Allumer le Feu “. Mais on avait un cahier des charges, il fallait écrire l’ouverture du Stade de France. Vous semblez réglée comme une horloge, un album studio tous les 3 ans. Est-ce voulu ou est-ce le hasard ? Ah bon ? [Rires] Je vous jure que ce n’est pas du tout prémédité. La gestation peut durer deux mois comme un an. Dans le cas de ” La Zizanie “, ça a duré très longtemps, je suis pas mal restée dans cette phase un peu dépressive où on regarde les choses et où on ne fait rien. Puis, j’ai du faire toutes les chansons en deux ou trois mois, alors que sur ” Zen ” il m’avait fallu un an. Je ne suis pas productive tout le temps. Il n’y a pas de formule. Peut être qu’un jour je ferai un disque tous les ans. Ou bien un tous les10 ans ! [Rires] Mais j’essaye d’être vigilante. Entre le moment où je compose et le moment où les gens peuvent écouter le résultat il ne se passe pas quarante ans. Je n’ai pas l’ombre d’une chanson dans mes tiroirs. Hormis Pierre Jaconelli et Olivier Schultheis, il semble que votre équipe ait changé. Est-ce que ça a un rapport avec l’approche très électronique de ” La Zizanie ” ? Complètement. J’aime bien la musique électronique, Daft Punk, Prodigy, les Chemical Brothers. Et j’avais le fantasme d’en mettre dans mes albums. Sauf que je ne sais pas du tout faire ça. [Rires] Donc, plutôt que de faire n’importe quoi, j’ai essayé de m’entourer de gens qui ont du savoir faire en la matière. Jean-Pierre Pilot, qui a fait les programmations, a par exemple une culture rock. Il a travaillé avec Bashung ou Indochine, mais il est en même temps très dans son temps, il va sur Internet chercher des bidules et des machins. Il nous a vraiment beaucoup apporté.Va-t-on avoir droit à des remixes sur les singles ? Oui, quand on a un peu plus confiance en soi, on peut commencer à filer sa chanson aux autres en leur disant ” amusez vous et tordez la “. C’est très ludique. Après, j’ai aussi un droit de regard, et si les remixes ne me plaisent pas, ils ne sortiront pas. L’intro de ” La Zizanie ” évoque un peu la musique de Air et ” Cheese ” celle de Massive Attack… Vous avez raison. Quand j’ai réécouté Massive Attack après avoir fini ” Cheese ” je me suis dis : ” Quand même, tu exagères ! ” [Rires] Mais c’est de la musique populaire et on n’échappe pas à la popularité des autres. Parfois, quand on a un peu trop aimé un album il y a des choses qui transpirent. Je trouvais qu’un aspect un peu ” trip-hopien ” collait bien avec ” Cheese “. Pour Air, je ne sais pas parce que je n’ai pas écouté leur album. Donc là je n’ai rien piqué ! [Rires]Chacun de vos trois derniers albums studio comprend une merveille co-écrite avec Phil Baron. Parlez-moi de votre collaboration. C’est mon frère. Il n’est pas du tout dans ce métier mais, de temps en temps, il écrit des instrumentaux à tomber. Il joue de l’accordéon et un peu de guitare. A l’origine ” J’envoie Valser ” était une valse qu’il avait composée pour le mariage de copains. Je lui ai juste proposé de mettre des mots dessus. Même chose pour ” Qui m’Aime Me Fuit “, il m’a envoyé un thème qui aurait été parfait pour une musique de film et moi je lui ai proposé d’en faire une chanson.La chanson évoque un peu les musiques de films de Ryuichi Sakamoto. Oui, j’avais d’ailleurs adoré son album ” Beauty “. Je trouve que les cordes sont souvent sous-employées dans la pop. Personnellement, j’aime leur donner plus d’importance, c’est pour ça que je voulais avoir une chanson uniquement cordes/voix.La pochette de ” La Zizanie ” est de Jean-Baptiste Mondino, mais qui est le monsieur sur la photo ? C’est Mondino ! On a beaucoup ri ! Il a fait la lumière et le cadre puis a demandé à son assistant d’appuyer sur le bouton. On était partis sur l’idée d’une main qui m’étrangle et c’était censé être celle de son assistant. Sauf qu’il avait une très belle main, très féminine et qu’on voulait plutôt une paluche. On a donc pris celle de Mondino. Puis on a décliné : sa tête, un bout de bras, sa jambe. [Rires] Il est bien fichu en plus ! Qui a réalisé le clip de ” Rue De La Paix ” ? Specimen. Ce sont deux réalisateurs et une équipe de fous furieux assez jeunes qui m’ont proposé un truc vraiment bien, qui allait plus avec le cynisme de la chanson qu’avec son coté ” Tagada Tsoin Tsoin Youpla Boum “. A-t-on une chance de voir sortir un jour la musique que vous avez composée pour le film ” Tout Doit Disparaître ” ? Je ne crois pas. Sincèrement je ne suis pas sûre que ce soit un très bon film. [Rires] J’aimerais bien sortir la musique de manière rigolote, comme par exemple via mon site web. Mais, même pour l’exploiter gratuitement, il faut d’abord récupérer les droits. Une tournée en vue ? Oui, mais je ne sais pas du tout quand. J’essaye d’obtenir un accord pour présenter quelque chose d’original, qui mérite un peu de travail et de répétitions.Une autre chanteuse, un peu électronique, est également présente dans ce numéro : Robert. Que pensez-vous du personnage et de sa musique? Je ne connais pas ce qu’elle fait en ce moment, mais j’aimais beaucoup ” Elle Se Promène “. Il y avait un petit coté ” Kate Bushien ” qui me plaisait bien. Je suis contente quand il y a des filles qui arrivent, surtout si elles ne sont pas formatées. Robert a l’air d’avoir un univers bien personnel et je trouve ça intéressant. Site Internet : http://www.zazieonline.com Francis Hermange Discographie : – ” Je, Tu, Ils ” (1992)   – ” Zen ” (1995)   – ” Made In Love (1998)   – ” Made In Live ” (1999) : l’album live du Tour des Anges   – ” La Zizanie ” (2001).

1 Novembre 2017 Par :
1 juin 2001 Ah !!… L’été (enfin presque) et sa musique de pouffe ! So beaucoup de bonheur ! Bon, évidemment la belle province est un rien pingre en authentiques pétasses pop. Il faut donc savoir à la fois les savourer et en profiter au maximum… L’espace d’une saison, oubliez les hurleuses et autres « chanteuses à textes » (Ouach !!) qui paradent aux sommets des palmarès tout en nous pourrissant les oreilles à longueur d’années. Vulgos et chicos, la petite liste qui suit (non exhaustive of course car, comme dit l’adage, « So many pouffes, so little time ») carbure au plaisir et à rien d’autre. Donc, amateurs de bon goût et vilaines honteuses du Plateau mieux vaut passer votre chemin, car le Pouffe Power n’est pas pour vous! Mitsou La reine de la pop Québécoise. Pas moins. Quinze ans que la jolie (la TRÈS jolie même, ce qui fait des jalouses…) poupée résiste et sort régulièrement des perles pop aériennes et tubesques que seuls quelques esthètes aguerris (dont moi depuis maintenant deux ans) s’empressent de ranger à la place d’honneur de leur discothèque. Écouter Mitsou est un acte civique, n’en déplaisent aux wanna-be décideurs des tendances. S’il y avait un panthéon disco pop québécois, Mitsou serait la première à y entrer. Et à y danser. Georgette d’Amour Chantre de l’abolu(t) bon goût des (complètement) folles nuits montréalaises des jeunes années 90, Georgette à imposé à une masse ébahie par tant de beauté une esthétique drag trasho-glam teinté de taches de pipi (et d’un peu de caca, oui, oui). Mais ce que le grand public, ignare par excellence, ne sait pas (le pauvre !!) c’est que la divine Georgette fut aussi une des rare drag chanteuse de Montréal (Guilda and Mado, move over ! Franchement, chérie, le « Rap à Mini-Fée »… Tss). Son chef d’œuvre reste bien évidemment son premier disque, le sublimissime « Analbum », à la sortie quasi confidentielle, et que seuls quelques collectionneurs passionnés (encore moi !) possèdent. En plus Madonna fait les chœurs sur le morceau « Eroticul » ! Quel talent ! « On veux des godemichés ! On veut s’les enfiler! » AML La petite dernière. Quelle pochette ! Mariah va te rhabiller, Anne-Marie est dans la place ! Ce disque, « Libre », c’est le choc. Enfin Sainte Tapiole a entendue mes prières répétées (j’ai donc bien fait de les allumer ces petits cierges en forme de pénis). Une vraie diva dance québécoise. Bonheur, Mitsou n’est plus seule au front. De la house à la trance (l’extraordinaire « Mantra ») tout est là pour vous faire passer un été chaud et boum-boumesque à souhait. Et si on vous dit qu’elle n’a pas de voix, qu’elle est vulgaire ou tout autre connerie de frustrées du cul, n’écoutez que le plaisir qui vous rend tout joyeux à l’écoute de la divine galette d’Anne-Marie. Go on girl ! You got the power ! Une mention spéciale à Patsy Gallant pour des années de loyaux services à la cause disco. Pour preuve son actuel come-back sous la plume de (l’affreux ?) Plamondon (roi du ca$h et des refrains faciles) avec « Disco Queen d’Un Soir ». Drôle et jouissif. Autre mention spéciale pour Gabrielle Destroismaisons et son excellent single « Et cetera ». Malheureusement l’album est plutôt mauvais, la demoiselle n’osant pas aller au bout de sa poufiasserie. Dommage.

1 Novembre 2017 Par :
1 SEPTEMBER 2001 Au bout d’un an (déjà !) au Québec, il est temps de me livrer à un petit jeu : quels sont les chanteurs ou musiciens d’ici qui m’ont touchés, plût ou émus au cour de ces 18 premiers mois dans la belle province ? En plus des nouveaux albums sortis au fil des semaines, je me suis trouvé confronté à un passé musical assez touffu. Pas évident de coller des noms ou des visages à des chansons quand la plupart des artistes vous sont totalement inconnus. Mais je m’en suis sorti, et je commence maintenant à savoir exactement qui j’aime et qui je n’aime pas (Jorane caca!! MDR) et à emmagasiner nombre de noms et d’œuvres. Voici donc mon petit best of the best of Québec en matière de musique (provisoire bien évidemment).   Mitsou : Ben oui ! Forcément, mon mauvais goût et ma passion des pouffes en tout genre ne pouvaient pas me faire rater LA pouffe du Québec. Féminine et qui l’assume, Mitsou fait une jolie pop sucrée qui, même si elle ne révolutionne rien, est fort agréable à écouter. En plus la demoiselle se fait remixer, ce qui est bien rare parmi les artistes québécois. Que demander de plus. Mon album ou chanson préféré(e) : ” Mitsou ” (1999) Diane Dufresne : Après la pouffe, la diva. Elle je l’ai découverte grâce à Yannick. Son best of sorti en 2000 est un exemple de la compilation quasi parfaite : livret fabuleux, son excellent et choix des morceaux judicieux. Bref, un classique. Depuis cette découverte j’ai traqué tous les albums de la dame (dont une bonne partie uniquement trouvables en vinyles malheureusement). Les québécois ont tendances à être un peu méchants avec celle qui est à la fois un symbole national, une innovatrice en matière de chanson et une icône gay. Mais on s’en fout, vive Diane ! Mon album ou chanson préféré(e) : ” Merci ” (2000) et ” Tiens-toé Bien J’Arrive ! ” (1972) Céline Dion : Là encore, une évidence et un cliché : je suis français et j’aime Céline… Mais avouez qu’elle est quand même l’incarnation quasi parfaite de la réussite pop. Sa carrière est exemplaire, ses albums sont là pour durer (qu’on le veuille ou non d’ailleurs), rien n’étant laissé au hasard (sacré René). Le Québec devrait être plus fier que ça d’avoir la chanteuse pop la plus populaire de la planète. Céline est très certainement en passe de devenir la Streisand du nouveau millénaire. Respect. Mon album ou chanson préféré(e) : ” Let’s Talk About Love ” (1997) et la chanson ” L’Amour Existe Encore ” (extrait de l’album ” Dion Chante Plamondon “, 1991) Garou : Oui, là, j’avoue, c’est assez indéfendable… Le garçon étant complètement courge et pas bien créatif (merci René A. et Luc P.) Mais bon, il est bien joli à regarder et s’est fait remixer par Thunderpuss… Mon album ou chanson préféré(e) : ” Gitan (Thunderpuss Club Mix) ” (2001, sorti en promo uniquement) Daniel Bélanger : L’antithèse du précédent. Pas bien joli mais incroyablement talentueux, une espèce de Beatles du Québec à lui tout seul (il n’a rien sorti de mauvais en un peu plus de dix ans de carrière, et ça, peu d’artistes peuvent en dire autant). C’est d’ailleurs un mystère qu’il ne se soit pas encore exporté dans le reste de la francophonie Quand on pense au succès d’une horreur comme Lynda Lemay en France… (Comme le chante Bélanger sur son second album, ” le monde est imparfait “). N’empêche, ce garçon est un surdoué qui mérite son succès. Et même plus. Mon album ou chanson préféré(e) : ” Rêver Mieux ” (2001) Patsy Gallant : Une vraie pouffe ! Vieille, liftée, totalement has been, mais définitivement star, on est loin de certaines dindes idiotes et sans présence des années 90. Avec un prénom pareil faut dire… Par contre, accrochez vous pour mettre la main sur ses disques. Du vinyle ou rien ! Mon album ou chanson préféré(e) : ” Disco Queen d’Un Soir ” (extrait de la comédie musicale ” Cindy – Cendrillon 2002 “, 2002) Michèle Richard : Comme la précédente, une authentique pouffe du passé musical québécois. On pourrai lui reprocher d’un peu trop pleurnicher dans les journaux ces temps çi, mais la dame à un bien joli passé top glamour. Une Mitsou des sixties ! Mon album ou chanson préféré(e) : ” Michelle Richard En Spectacle Au Club Playboy ” (1972, à noter, la faute à son prénom sur la pochette de l’album) Carole Laure : Elle, j’étais déjà fan en France. Une attitude de star, un look hyper sexy et une présence incroyable sur scène (quelle cochonne !) Elle a été la première à bosser avec Mirwais, l’actuel producteur de Madonna, et la seule pour qui le romancier Hervé Guibert ai écrit un texte de chanson. L’autre diva du Québec. Mon album ou chanson préféré(e) : ” Sentiments Naturels ” (1997) Kate & Anna McGarrigle : La maman et la tante de Rufus. Ça peut paraître super kétaine mais c’est bon ! Une famille de surdoués. Mon album ou chanson préféré(e) : ” Complainte Pour Ste-Catherine ” (extrait de l’album ” Entre La Jeunesse Et La Sagesse “, 1978) ” Demain Matin Montréal M’Attend ” : Comédie musicale de Michel Tremblay (musique de François Dompierre) que j’ai découvert à l’occasion d’une mise en scène montée dans le Village pour Le Festival Des Arts 2001, avec des gars dans tous les rôles. Hilarant, et ça m’a vite donné le goût de trouver des enregistrements de la chose. La version de 1972 est quasi introuvable (quelques MP3 et encore). Isabelle Boulay : Malgré la présence de Zazie (en tant qu’auteur compositeur) sur son album ” États d’Amour ” (dont une reprise du cultissime ” Homme Sweet Homme “) j’avoue n’avoir accroché à la voix de la chanteuse rousse qu’une fois installé ici ; en France elle ne m’inspirait pas vraiment, je la voyais comme une wanna-be-Céline de plus. Mais son troisième album est vraiment bon, même si il vaut mieux ne pas être d’humeur dépressive quand on l’écoute. Mon album ou chanson préféré(e) : ” Mieux Qu’Ici-bas ” (2000) Natasha St-Pier : Inintéressante jusqu’à il y a peu, la (encore) jeune Natasha vient de pondre un très bon disque cette année. Certes, il n’y a pas beaucoup de vécu dans sa voix mais, débarrassée de certaines manies des vilaines hurleuses (cf. ces deux premiers albums), et bien produite (merci Pascal Obispo), elle parvient à nous livrer de la très bonne variété. Bien sûr, comme pour garou, elle est loin d’avoir inventé la machine à cambrer les bananes… Mon album ou chanson préféré(e) : ” De L’Amour Le Mieux ” (2002) Et quelques autres qui ont du potentiel : Lhasa, Robert de la Gauthier (dommage qu’il soit parti pour l’Europe), Marc Déry (qui a pondu une superbe – et poignante – chanson sur l’homophobie, ” Bon Bord “), Jean Leloup, France d’Amour, Bran Van 3000, Sylvain Cossette, Laurence Jalbert (le dernier album est excellent), le Cirque du Soleil (pour les musiques de leurs spectacles), Pier Béland (je plaisante !) et Rufus Wainwright (oui bon ok, il est pas vraiment québécois et il chante peu en français mais comme c’est très certainement l’artiste montréalais le plus doué de sa génération…), la chanson ” Pied De Poule ” (là je ne plaisante pas, il faut l’avoir entendue au Cabaret Cléopâtre !), Lili Fatale (malheureusement bien meilleurs sur disques que sur scène). Ceux avec lesquels j’ai vraiment de la misère : Dan Bigras (c’est vraiment pas possible ; le Renaud québécois), Daniel Boucher (trop d’attitude tue la star), Jorane (mais keskédit ?), Lynda Lemay (Eurk !), Éric Lapointe (le Johnny du Québec, c’est dire…), Roch Voisine (honteuse !), Martin Deschamps (sans commentaire).

1 Novembre 2017 Par :
6 NOVEMBER 2005 J’aime la technologie, les gadgets à gogo, nouveaux logiciels toujours plus simples et plaisants à utiliser. Lorsque j’ai débuté mes études en informatique, j’utilisais déjà à outrance mon ordinateur 386 que je m’amusais à formater régulièrement (en MS-Dos à l’époque) pour tester différentes configurations et optimisation. Je ne développais pas plus qu’aujourd’hui, je connais mes forces et mes faiblesses. J’ai donc évolué dans le monde de la micro-informatique avec MS-DOS, Windows 3.1 et Novell pour la réseautique. Puis Windows 95 est arrivé. Simplification de la gestion des composantes, début du Plug and Play, interface graphique très hot à l’époque, arrivé d’internet. C’était un grand pas, la démocratisation de la micro-informatique. Monsieur et madame tout-le-monde pouvaient alors commencer à utiliser l’ordinateur non pas comme un moyen de production, mais comme un médium d’échange d’information. La popularité des échanges de fichiers MP3 avec Napster et l’arrivée des liens internet haute vitesse abordable ont été l’élément déclencheur qui a propulsé les ventes d’ordinateur domestique à la fin des années 90. Comprenez bien que sans internet et l’échange de musique par Napster, seuls les mordus de jeux vidéo auraient investi dans un ordinateur à la maison. L’échange de MP3 est le moteur direct de cette révolution, comme la possibilité de visionner des films pornographiques a été le moteur des ventes de lecteur vidéo dans les années 80. Vous pouvez me dire le contraire, mais ce n’est pas pour regarder Bambi que vous ou vos parents avez acheté votre premier lecteur vidéo.   Je reviens donc sur l’ordinateur des années 90. Au bureau, les secteurs financiers et bureautiques utilisaient les ordinateurs. Wordperfect et Lotus 1-2-3 étaient utilisés par la classe des gestionnaires. C’était donc pour travailler que l’on s’achetait un ordinateur à la maison. Les jeux vidéo étaient populaires, mais ne touchaient qu’un petit marché. Ça nous prenait donc un facteur de motivation grand public comme la musique pour donner un coup de fouet et réveillez notre consommateur moyen. Les médias traditionnels ont bêtement suivi la masse et leur couverture n’a fait qu’accroître la popularité de l’échange de fichiers par réseau. Lorsque je parlais à ma mère de commerce électronique au début des années 90, elle me regardait avec de gros yeux en me disant que, oui oui, c’était ben l’fun mes affaires de chose. Lorsqu’elle a entendu   parler à la télé de Napster, elle a été le télécharger et se l’est installé toute seule. Et Microsoft dans tout ça? Un ordinateur n’est qu’une grosse machine à calculer. Ben oui, ça vous choque, mais ce n’est rien d’autre. On y ajouter un système qu’exploitation pour lui donner les instructions de base, comment on va utiliser ses composantes. Windows 95 était donc notre   système d’exploitation qui permettait à notre consommateur moyen d’atteindre son objectif, téléchargé des choses. Oui oui chéri, c’est pour faire ma comptabilité! Ben voyons. Windows a subi plusieurs mises à jour. Microsoft ayant compris que son succès à la maison passait par internet, ils ont sorti Windows 98, qui intégrait directement Internet Explorer, Windows Media Player et   Outlook express, tous développé rapidement pour faciliter l’accès à notre consommateur moyen. La sécurité n’était pas à l’époque une préoccupation. Pour satisfaire notre utilisateur, on devait pouvoir se connecter rapidement, sans avoir à installer d’autres logiciels,   Je n’aborderais pas ici l’évolution de Windows en milieux bureautiques. J’en reparlerais dans un autre billet. Ce qu’il faut savoir par contre c’est que Microsoft développait en parallèle une autre version de   Windows qui répondait aux besoins des entreprises. Mais dans un souci d’économie, l’objectif de Microsoft était la fusion entre le Windows de la maison et celui du bureau. Ils ont tenté le coup avec Windows 2000 mais ont rapidement changé de stratégie et ils sont arrivé avec un produit plus abouti et plus simple encore à utiliser, Windows XP. Lorsque j’ai commencé à tester les versions bêta de Windows XP en 2000, j’étais très excité. Tout était en place. Le Plug and Play était arrivée à maturité, la machine ne plantait plus (ou presque). La connectivité réseau était très poussée pour l’époque. Ma mère pouvait installer ses logiciels sans trop savoir comment, mais elle le faisait sans problème (et sans m’appeler pour l’aider).   Windows XP  apportait donc simplicité, robustesse, versatilité. De tout pour tout le monde. Soit dit en passant, Microsoft avait quand même réussit l’exploit d’écraser tous les concurrents qui auraient pu ajouter un petit quelques choses de plus. La crainte d’avoir une solution alternative était et est toujours très présente chez Microsoft. Il fallait donc un système clef en main, où le consommateur moyen trouverait tous les outils nécessaires à son utilisation, sans qu’il ait à se poser de question (surtout pas). À ce niveau, Microsoft a entièrement atteint son objectif.   Par contre, le fait de n’avoir qu’une solution unique sur le marché a enclenché un processus dont personne n’avait imaginé les résultats. Si vous vivez sous un régime dictatorial, pour renverser le système, vous attaquez le régime et, avec assez d’acharnement, il s’effondre (il peut même le faire par lui même au bout d’un certain temps). Par contre, lorsque vous vivez sous un régime multipartite et démocratique, vous avez beaucoup plus de difficulté à faire tomber le régime en place, devant détruire chacune des divisons, chaque couche du pouvoir législatif et exécutif, tâche beaucoup plus ardue. La   micro-informatique au début des années 2000 était un peu (et est encore beaucoup) comme un régime totalitaire. Les attaques, virus, logiciels espions, logiciels malveillants, n’ont qu’un seul ennemi à abattre, le système en lui-même. Mon exemple ici est facilement contestable, je ne veux pas créer de polémique, ce n’est qu’une image. Je m’excuse d’avance auprès des gens que j’ai pu heurter. Microsoft, comme toute entreprise, veut s’étendre, croître, faire plus de profits. C’est la raison d’être d’une entreprise et je n’ai rien contre. Cette entreprise a développé rapidement un secteur d’activité pour lequel je travaille aujourd’hui et je lui en suis reconnaissant. En 2006, probablement en septembre, Microsoft nous vendra leur nouveau système d’exploitation, Windows Vista. Contrairement à Windows XP, je ne suis pas vraiment pressé de voir apparaître ce nouveau système sur nos ordinateurs. Pour plusieurs raisons. Actuellement, l’industrie musicale est en guère contre ses consommateurs. Le déclin de cette industrie accéléré depuis plusieurs années par plusieurs facteurs, a eu comme conséquence une guerre ouverte contre l’informatique, le médium, et contre le consommateur, leur client, de moins en moins intéressée à leur offre. Ne sachant comment réagir, cette industrie lourde, aidée par des revenus annuels de plusieurs milliards de dollars par années, a pris les grands moyens pour frapper le consommateur moyen, créant des campagnes de désinformation et de peur, ayant recours à des procédures judiciaires et vandalisant aujourd’hui nos ordinateurs. À titre d’exemple, Sony, la semaine dernière, a avoué installer des logiciels espions dans nos ordinateurs via de simples CD musicaux. À l’insertion, un CD de Sony active un lecteur qui place certaines composantes dans votre Windows. Ceux-ci ouvrent la porte à certaines failles qui peuvent, par la suite, laisser la place à tout virus exploitant cette ouverture. Sony donne donc une solution pour désinstaller son logiciel espion, mais allez-vous sérieusement communiquer avec Sony, vous, le consommateur moyen, pour avoir cette solution ? L’industrie musicale est donc prête à vandaliser vos biens personnels. Déjà qu’une bonne partie des CD que vous achetez ne sont pas lisibles par le lecteur de votre auto pour, soi-disant, protéger le médium contre la copie. Je rêve. Plutôt que d’ajouter de la valeur à leur produit, l’industrie a choisi de tout détruire. J’achète maintenant beaucoup plus ma musique sur iTunes qu’en magasin. C’est plus simple, rapide, et fiable. Certains qualifieront iTunes de gros virus, mais bon, à chacun ses combats!   Mais même si j’achète beaucoup de musique, je suis quand même à 100% pour l’échange de fichier. Les médias nous font croire que nous sommes des pirates. Quelle belle image? Selon Wikipedia, il est aujourd’hui fréquent d’entendre dans la bouche des producteurs de musique et de film le qualificatif de « pirate informatique » pour désigner les personnes téléchargeant des musiques et des films en dépit du droit d’auteur. On assiste ainsi à un nouveau glissement sémantique dans le but de faire l’amalgame entre des internautes qui téléchargent, des personnes attaquant des réseaux informatiques et les anciens pirates des Caraïbes. Le terme « pirate » n’en finit donc pas de s’affaiblir. Le piratage, pour moi, c’est quand une multinational comme Sony cache des logiciels dans mon ordinateur, à mon issu, allant à l’encontre de tout droit à la vie privée, portant atteinte à tout étique professionnel et commercial. On pourrait même à ce niveau parler d’espionnage, voire de terrorisme. L’échange de fichier est et doit rester libre. Si nous laissons les terrorismes institutionnels gouverner et dicter les droits, notre liberté de choix et d’action en sera affectée.   Et c’est pour cette raison que je ne veux pas de Windows Vista. Microsoft a dû se plier à l’industrie musicale et cinématographique pour rester en position de force. La justification officielle du prochain Windows est une augmentation de la sécurité, c’est bien. Mais ce qui se cache derrière n’est pas simplement la sécurité de nos données, mais bien plus la sécurité de l’industrie du divertissement. Votre prochain Windows ne pourra donc pas lire de fichier audio. Ni de fichier vidéo. Encore moi de CD ou de DVD. Vous devrez, en bonne vache à lait, changer votre équipement informatique pour le faire si vous avez ce besoin. Votre ordinateur devra être certifié Windows Vista. Votre écran devra être certifié Windows Vista. Votre imprimante, car vous pouvez imprimer Harry Potter ou autre livre électronique, devra aussi être certifié, comme le lecteur CD/DVD de votre machine. Une fois équipé, ou rééquipé plutôt, de tout ce beau matériel certifié Windows Vista, vous pourrez voir, lire ou entendre le média, selon la condition qu’il applique. Concrètement, lorsque vous achèterez un film sur DVD, si l’éditeur ne veut pas que vous le regardiez sur un ordinateur, l’écran n’affichera rien. Si l’éditeur vous permet un seul visionnement, vous pourrez le voir une seule fois, par la suite, le système n’affichera rien. Même chose pour la musique ou les fichiers textes. N’est-ce pas fantastique ! Comment peut-on adhérer à cette pratique ? Parce que vous n’avez pas le choix. Par contre, le consommateur moyen qui refusait de voir les choses autrement (Mac ou Linux) ne pourra plus utiliser ses MP3, ses films sans copyright, ses logiciels échangés avec ses amis. Lorsque cette masse de consommateurs moyens devra payer pour chaque action sur Windows, la fête sera bel et bien terminée. L’état totalitaire, que notre consommateur a encouragé par son absence de vision, fermera alors les vannes et il devra payer. Enfin. Je vous semble peut-être noir ou prétentieux, mais je pense que nous devrions payer pour les biens que l’on consomme. Je suis cependant contre le fait de payer plusieurs fois pour le même produit, d’où mon opinion sur l’échange de fichier. À titre d’exemple, certains logiciels dont j’ai payé la licence, qui n’existe plus. C’est sur les réseaux d’échanges que je les retrouve. J’ai aussi des disques et cassette audio que j’ai déjà achetés. Croyez-vous vraiment que je vais payer une nouvelle fois pour mon produit ? Le pire dans tout ça c’est que l’on n’aura jamais raison de l’industrie. Même affaiblie, elle reste d’une grande puissance. Les gouvernements endossent à 100% les entreprises qui vous chargent pour chaque mise à jour de leur logiciel, pour chaque nouvelle édition du film Bambi. C’est toujours le même produit. Mais légalement, vous devez payer. Et ce n’est pas parce que ces industries sont diaboliques, j’en ai déjà parlé. Le but d’une entreprise étant le bénéfice, elle joue son rôle. C’est plutôt le laissez-faire des consommateurs envers ces industries et envers leur gouvernement qui est responsable. C’est triste à dire, mais c’est de notre faute si on se fait baiser légalement. Pour ma part, j’ai commencé à faire des choix. Pas la simplicité volontaire ou le communisme. C’est trop simple. Plutôt une sélection de ce que je suis prêt à assumer, je rejet du reste. Payer pour de la musique via iTunes, oui. Me faire vandaliser mon ordinateur ou me laisser verrouiller mon ordinateur, non.