Film choc hier soir.

Choc, non pas par l’aspect provocation (quoique la scène du gamin enfermé dans le local électrique…) mais bien par la virtuosité visuelle avec laquelle Gaspar Noé nous tient en haleine pendant 96 minutes.

Une orgie de couleurs et de plans séquences tous plus malades les uns que les autres. On est dans un mix Voguing/Suspiria en huis clos. Les acteurs/danseurs sont tous absolument à tomber sur le cul de par leur investissement total dans le film.

La musique est particulièrement bien choisie. Rien de plus récent que le milieu des années 90, pour respecter l’époque. On a donc droit à du Cerrone, du Patrick Hernandez, du M/A/R/R/S, du Aphex Twin, du Moroder en j’en passe.

Multiples cerises sur le sundae : un inédit vintage de Thomas Bangalter (moitié de Daft Punk, voir ci-dessous) fort judicieusement titré Sangria; la présence hypnotique de la sublime Sofia Boutella; et celle de Kiddy Smile dans le rôle halluciné de Daddy.

Bref, du vrai cinéma. N’en déplaise à certains pseudos intellos ou aux censeurs.


NB: histoire de droits oblige, seuls 10 des 18 titres de la BO sont disponibles au Canada sur Apple Music. Merci l’industrie.

Synopsis du film (source Wikipédia) : En 1996, à l’appel d’une chorégraphe de renom, un groupe de danseurs urbains se retrouvent dans un local de répétition isolé en bordure d’une forêt, par un temps enneigé. Dans un monde sans téléphone portable ni Internet, ils répètent une dernière fois avant de s’envoler pour les États-Unis. À l’issue de la répétition, les danseurs se lancent dans une fête pour décompresser. Mais très vite, il apparaît que quelqu’un a versé une substance illicite dans la sangria qu’ils buvaient. Quand certains s’entraînent dans une transe dansante sans fin, d’autres plongent dans la démence et l’horreur.