Aujourd’hui, petit tour chez Archambault Berri. Je me devais de palier à un grand manque dans ma discothèque c’est-à-dire, l’album Jaune de Jean-Pierre Ferland. Tant qu’à faire, je me suis payé la totale, le coffret avec la version originale et remixée, le DVD et Jaune 2005. Sur le coffret de carton, un auto-collant rond et rouge qui tranche avec le jaune de la pochette. Sur l’auto-collant est inscrit:”No.1 Meilleur disque québécois de l’histoire La presse, 16 février 2008“.

Je présente le coffret au commis qui le regarde, le retourne entre ses mains. D’habitude lorsqu’un commis à la caisse fait ça, c’est qu’il est lui-même intéressé par le produit et parfois, il arrive qu’il vous pose même des questions. J’attendais sa question. il me dit:

-C’est-tu québécois ça?

-Heu… oui!

-Ah, je m’informais, c’est parce que ça vous donne droit à la compilation “Merci pour la chanson volume 5”!

J’ai même pas voulu lui dire que je l’avait déjà sa compil tellement j’étais à terre. Bon, je sais que Noël approche et qu’on engage n’importe qui sur les planchers des magasins de disques… mais y’a tout de même des limites! T’as beau être cute… pis hip avec ton petit piercing dans le sourcil, ça te donne pas la culture!

5 Commentaires

  1. Pas tout le monde peut être aussi intelligent et cultivé que toi mon Guillaume. Peut-être que cette même personne pourrait t’en apprendre énormément sur beaucoup d’artistes. En passant, tu l’as dit toi-même, cette personne travaille au caisse; elle se charge de faire payer les gens pour leurs produits. Si tu voulais discuter musique, tu aurais du aller voir un disquaire.Par contre, Je crois que ce commis au caisse, comme tu le dis, t’as remis la bonne monnaie ou s’est bien chargé d’éxécuter le paiement de ton meirveilleux album jaune, que tu n’avais même pas dans ta fameuse collection de disque.

    • C’est sur que la caissière de 18 ans, travaillant (sic) dans une boutique ne représente rien d’autre que le néant de sa génération. Faut pas trop leur en demander à ces braves petits qui ont tellement eu de difficulté à avoir leur diplôme de secondaire 5. Si en plus on leur demande de bien travailler, ben là, faut pas abuser.

      Comme le commis peinture d’hier. Je lui demande un 4 litres de peinture avec un fini semi-lustré d’une gamme X. Il me répond qu’il ne tient pas cette gamme en stock. Je demande qu’elle autre produit il me propose, il lève les épaules et me répond: “sé’pa”. Petite génération de mangeux de marde.

      En même temps, son copain commis se fait demander par un client un cadre pour céramique. Il lui répond qu’il n’en a pas et vient discuter avec mon petit mangeux de marde. Deux minutes plus tard, le patron passe avec le client et lui donne ses cadres.

      Le même patron demande à ma caissière s’il y a un problème. Je suis derrière un client qui a une limitation plutôt embêtante et qui paye la caissière avec de la monnaie. Je suis derrière lui, nous sommes 6 personnes à attendre. La petite conne attend patiemment que le client ait terminé de compter pour lui dire qu’il lui manque 5 cents. Le patron lui redemande s’il y a un problème, elle sourit. Je lui dis alors que je vais payer la différence, juste histoire de lui péter son fun à humilier un plus attardé qu’elle.

      Cette triple expérience a été vécue en seulement 10 minutes. Personnellement, je pense que les commerces vont continuer à flancher au cours des prochaines années. Les dirigeants se cacheront derrière des excuses bidon (prix de l’essence, recensions), mais en bout de ligne, c’est le mauvais service, la baisse de qualité des produits et leurs disponibilités qui tueront la majorité des commerces. Nous poursuivrons donc notre Walmartérisation, pour le meilleur et pour le pire.

  2. Cher Bobby,

    vous avez tout à fait raison et je reprends vos mots… ce n’est pas tout le monde qui peut être aussi intelligent et cultivé que moi. Je suis fort content que vous le reconnaissiez, vous semblez tellement me connaître!

    Je ne sais pas si vous avez déjà travaillé dans le magasin de disque dont je parle mais je peux vous affirmer que lorsqu’il font passer des entrevues, les patrons s’assurent d’un minimum de culture musicale de leur employés… en questionnant sur des albums obscurs ou archi-connus, et ce, pour le poste de caissier, commis sur le plancher etc.

    Donc si le magasin fonctionne comme vous le dites, le commis à la caisse ne devrait pas faire autre chose que de transiger des devises. C’est bizarre, parce que lorsque je vais au super marché, je m’attends à ce que la caissière connaisse les articles qu’elle “scanne” gentiment pour moi. Et si c’est comme vous dites. hé bien finalement, on aurait seulement à faire comme chez Loblaws et nous mettre des caisses libre-service pour que le client “scanne” ses produits lui-même et faire affaire avec une machine ou un robot.

    De plus, comme le commis à la caisse devait me remettre une compilation pour un disque québécois acheté, hé bien c’est sûrement parce que son patron lui a demandé de la faire. Si on suit ce principe, c’est dans la tâche du commis à la caisse de remettre une compilation pour les disques québécois achetés. Logiquement parlant, cela implique que notre ami commis-caissier, doit connaître les albums québécois un minimum.

    L’album de Ferland est hyper connu par son titre, par sa pochette. Effectivement, il se peut que le commis ne le connaisse pas. Sauf que la seule écriture figurant sur l’album était cette étiquette mentionnant “Meilleur disque québécois”. Bref c’était écrit.

    Au final,

    je persiste et signe!