Giulia Enders / Le Charme discret de l’intestin

static1-squarespaceUn essai sur la digestion et le mieux chier comme lecture d’été? Et pourquoi pas! Succès surprise en Allemagne (plus d’un million d’exemplaires de vendus) le livre de cette jeune doctorante en médecine plaide avec humour pour un organe qu’on a tendance à négliger, voire à maltraiter (friture overload!!!) En bonus le livre est illustré avec talent et humour par la sœur de l’auteur.

Clive Barker / The Scarlet Gospels

static1-squarespaceAnnoncé comme LE grand retour de Barker à l’horreur pure, The Scarlet Gospels promet des monceaux de gore, des fleuves de sang, une descente aux enfers façon Dante sous acide et le retour de Pinhead et Harry D’Amour. Reste à voir si le livre d’un auteur qui a abandonné depuis trop longtemps le genre qui l’a révélé et consacré dans les 80s va survivre à la hype.

Virginie Despentes / Vernon Subutex, 2

static1-squarespaceSecond volume de la (déjà) magnifique trilogie de Virginie Despentes, une cartographie de la société française décapante.

Saskia Goldschmidt / La fabrique d’hormones

static1-squarespaceL’indispensable roman néerlandais de l’été : Motke, de son vrai nom Mordechai de Paauw, aimerait bien mourir. À quatre-vingt-dix-sept ans, il regrette le temps où son corps était encore le moteur de tous ses plaisirs, et il se fait alors le narrateur d’une existence hors du commun. Jeune homme, il est contraint de reprendre l’abattoir familial, mais son ambition le pousse à transformer la florissante entreprise en faisant appel à Rafaël Levine, un scientifique d’origine juive-allemande, pour lui adjoindre un laboratoire. Utiliser les déchets de l’abattoir pour procéder à l’extraction de l’insuline, puis d’autres hormones, sexuelles, voilà le projet industriel de Motke. Le succès est au rendez-vous, l’argent coule à flots. Grisé et doté d’une libido indomptable, Motke ne parvient pas à rester fidèle à son épouse Rivka et n’hésite pas à exercer une sorte de droit de cuissage sur ses ouvrières. Mais le drame se noue quand il pousse son propre frère jumeau Aron à s’administrer des doses de plus en plus élevées de testostérone…

Casanova / Histoire de ma vie

static1-squarespaceL’accès au manuscrit original (acheté par la Bibliothèque National de France en 2010) a permis aux éditions Gallimard de mettre en chantier une entreprise titanesque dont voici enfin l’intégralité du résultat. Sur trois volumes et 4192 pages, nous pouvons enfin lire/découvrir une œuvre longtemps malmenée et ce dans une édition respectueuse du texte original, scrupuleusement transcrit et accompagné d’un appareil critique de haut vol.

En 2011, à l’occasion de la sortie du tome I, Philippe Sollers résumait magnifiquement cette parution évènementielle : « Casanova a-t-il existé et mené une vie fabuleuse? Oui. Son récit est-il un chef-d’oeuvre? Oui. Il est providentiel que son manuscrit ait survécu à tout. Comme quoi Dieu existe, et privilégie les audaces. Ça alors. »

Ma lecture du moment et un choc total!

Relectures

Sur le front des relectures, après m’être retapé les trois premiers romans de Guillaume Dustan (histoire d’être certain de bien commencer l’été), c’est American psycho qui est bien tentant, car ca fait longtemps, c’est BEE et puis c’est un livre tellement soleil/cocktails.

Ou bien L’histoire sans fin, le chef d’œuvre de Michael Ende, juste parce que la réédition grand format de chez Hachette est trop magnifique.

Plus une bonne dose de Walking Dead et de Saga, accumulés façon écureuil prudent, en vue de la saison estivale.