Les irritants de Firefox

Au début…

Vous rappelez-vous du début d’internet ? Pas celui des universités ou des réseaux scientifiques, mais celui du commun des mortels. Votre première connexion rapide avec un petit modem 14.4kbs. C’était très rapide à l’époque. Netscape proposait un navigateur qui pouvait afficher du contenue mis en page ! Wow, quelle belle révolution.

Aujourd’hui, Netscape n’est plus que l’ombre de lui-même. Cette entreprise, achetée par AOL, a donné son code source pour jeter les bases de ce qui allait devenir Firefox. Pendant ce temps, Microsoft achevait de clouer le cercueil de Netscape avec ses versions 5 et 6 d’Internet Explorer.

Internet Explorer était un bon logiciel. Il apportait plusieurs solutions aidant les utilisateurs à naviguer plus simplement. Les trois problèmes principaux de ce navigateur aujourd’hui reposent sur son manque d’évolution (Microsoft ne développe plus IE depuis plusieurs années), son manque de sécurité (en simplifiant trop l’intégration d’IE avec Windows) et sa limitation face aux systèmes d’exploitation autres que ceux reconnus par Microsoft (vieille version de Windows, Linux et Mac).

Internet Explorer est bourré de défaut. Ancien leader, il est maintenant désuet, permet d’exécuter des scriptes dangereux pour l’utilisateur, ne contrôle pas les fenêtres « pop-up » ni les logiciels espions.

Le choix.

Après la mort annoncé de Netscape, rien n’était proposé comme solution de rechange. Les utilisateurs avertis pouvaient jeter leur dévolu sur Opera mais ce navigateur n’a jamais rencontré le succès commercial, pourtant bien mérité, qu’il aurait dû avoir. Il est rapide, simple à utiliser et il respecte les normes HTML à la lettre (ce qui lui cause des problèmes d’affichage sur certains sites qui ne la respecte pas mais qui sont supportés par Internet Explorer). C’est l’outil idéal pour les développeurs Web, car si leur site fonctionne avec Opera, il fonctionnera avec tous les navigateurs.

Opera a mis à jour son navigateur avec la version 8 tout récemment. Il est toujours, selon moi, un des meilleurs navigateurs sur le marché.

Internet Explorer n’est plus, dans sa version actuelle, le choix qui s’impose. Du à toutes les problématiques qu’il apporte, il est devenu le navigateur à déconseiller. Microsoft travaille quand même à la version 7 d’IE. Avec la monté en popularité de Firefox, Microsoft n’avait plu le chois de mettre enfin à jour son navigateur. La sortie est prévue pour l’automne 2005.

D’ici là, nous avons le merveilleux Firefox. Ce navigateur n’est pas sans défaut. Il est cependant ce qu’il y a de mieux sur le marché actuel. Quelques mois après son lancement, il a déjà été téléchargé plus de 50 millions de fois, a bouffé près de 10% du marché de Microsoft et est supporté par la majorité des sites web officiels.

J’ai eu plusieurs apriorités négatives sur Firefox. Utilisant Opera depuis longtemps, je voulais un logiciel ayant les mêmes avantages tout en me proposant des innovations en suppléments. Côté innovation, Firefox permet l’ajout de modules externes nommés extensions. Avec les extensions, vous ajoutez des fonctions développées séparément de Firefox mais distribuées pour s’intégrer à celui-ci. Mes préférés sont la reconnaissance de commande par geste de souri (Mouse Gestures, copié d’Opera qui propose cette option depuis longtemps), la suppression des publicités par simple clic (Adblock, fantastique !) et la vérification de mes courriels et son accès direct sur Gmail (Gmail Notifier).

Côté défaut, Firefox m’énervait jusqu’à aujourd’hui. Les deux principaux défauts, face à Opera, étaient la lenteur d’ouverture du logiciel lorsque celui-ci était réduit dans la barre de tâche de Windows et son incapacité à afficher une page en mémoire lorsque l’on fait un retour à une page web.

C’est en cherchant dans les options cachées de Firefox que j’ai découvert comment régler mon premier problème. Firefox, lorsqu’il est réduit dans la barre de tâche de Windows libère une partie de la mémoire vive utilisée. Pratique lorsque vous avez un ordinateur désuet, mais emmerdant pour les machines puissantes. Car lorsque vous réduisez la fenêtre de Firefox, il vide la mémoire vive qu’il utilisait, ralentissant l’action. Lorsque vous réaffichez le logiciel, il utilise encore du temps ressource pour recharger en mémoire ses fonctions.

Pour désactiver cette option fortement pénalisante, taper about:config dans la barre d’adresse de Firefox. Vous verrez l’ensemble des options de celui-ci. N’ayez pas peur ! Cherchez config.trim_on_minimize dans la liste. Double-cliquez sur cette option pour quelle affiche False. Si elle ne figure pas dans la liste, faites un clic droit, New, Boolean que vous mettez à False.
Voilà, plus de ralentissement.

Le deuxième truc qui m’embêtait était le suivant. Dans Opera, lorsque je clic sur un lien et fait un retour en arrière sur la page (back), ma page s’affiche instantanément. Pas besoin de la recharger, Opera la garde en mémoire. Très pratique lorsque l’on navigue beaucoup. Avec IE ou Firefox, les pages se rechargent toujours. C’est nul ! Mais voilà que nos copains développeurs ont décidé d’inclure cette fonction dans la version 1.1 de Firefox. Celle-ci, toujours en phase de développement, permet donc de retrouver cette option d’Opera en ajoutant la clé (new, integer) browser.sessionhistory.max_viewers avec la valeur 5. Nous retrouvons alors la même rapidité qu’avec son concurrent Opera.

J’aimerais bien voir un jour Firefox (ou un autre navigateur) arriver à manger la moitié des parts de marché de Microsoft. Cela permettrait un plus grand dynamisme de développement et les consommateurs en sortiraient gagnants. Les gens disaient que Microsoft était indélogeable. La réalité les a rattrapés assez rapidement avec Firefox.

Lien pour tweaker Firefox en anglais : http://www.tweakguides.com/Firefox_1.html