19_ grace kelly wedding 1956Nous nous étions promis d’aller visiter l’exposition «Grace Kelly – Au-delà de l’icône» au Musé McCord cet été. Et c’est ce week-end que nous y sommes allés avec enthousiasme. Malheureusement ce sentiment s’est très rapidement transformé en déception puis en exaspération.

Pour la modique somme de 39$ pour deux personnes, nous avons eu droit à 42 robes, 9 affiches, 30 bouts de papier (notes, télégrammes, etc.), 1 jeu de cartes, 5 photographies grand format et 3 vidéos projetées en boucle. Point.

Rien sur l’histoire de Grace Kelly, ses origines, son enfance, sa vieillesse, sa mort. Rien sur ses trois enfants dont la populaire Stéphanie et sur Albert de Monaco, le prince actuel. Rien sur ses relations avec la politique européenne et américaine. Rien sur le tournage de ses quelques films. Rien de rien.

J’ai dû demander à Francis, plus informé sur la Kelly que moi, les détails sur sa vie que je ne connaissais que très peu. L’utilisation de Wikipédia sur mon iPhone a été obligatoire.

Qui plus est, nous ne savions pas dans quel sens visiter les objets exposés, le directeur de l’exposition ne se souciant pas de guider le visiteur et les objets exposés étant sans relation chronologique, nous avons tourné un peu en rond pour constater que, finalement, il n’y avait pas grand-chose à voir.

Le seul intérêt aurait pu être pour les robes omniprésentes griffées de grand couturier. Mais, pour la majorité, leur mise sous verre dos à dos ne nous permettait pas de les contourner, mais de les voir seulement de face. Et voir est un bien grand mots quand on considère que le directeur de l’exposition n’a pas jugé bon d’éclairer les robes…

Le moment le plus fort de l’exposition fut lorsqu’un garde de sécurité est venu m’avertir qu’il était interdit de photographier les objets et que je lui ai répondu que, non, j’utilisais le flash de mon iPhone pour éclairer la robe devant moi!!!

Si vous avez visité le Forum Grimaldi de Monaco, grand espace d’exposition monégasque, vous pouvez facilement imaginer l’exposition de Montréal comme une petite salle publique, à la sortie, tout près de la boutique souvenir, petite salle «bonus» que vous visitez en passant, en attendant votre conjoint qui est parti aux toilettes.

C’est exactement le sentiment que vous aurez en visitant l’exposition de Montréal. Un ramassis d’objets sans mise en valeur, exposés dans une petite salle sans intérêt. Avec 40$ à payer en bonus des subventions du ministère de la Culture et des Communications du Québec et du Conseil des arts de Montréal.

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