Le procès de Luka Rocco Magnotta débutera demain. Ce tueur de petits chatons et de chinois fera couler beaucoup d’encre. Espérons pour lui que le juge n’interdise pas la diffusion du procès, car c’est ce projet qui le confirmera comme légende!

En effet, le plus gros problème de Luka, c’est d’avoir raté son plan marketing. Le mec est un tueur certes, mais son plan devait le rendre célèbre, au même niveau que Jack L’Éventreur ou Charles Manson. On n’a qu’à consulter sa page sur Wikipédia pour constater que tout était orchestré pour devenir le numéro 1 des tueurs. Quoique Manson est dur à battre!

Après ses débuts comme pronstar raté, il se dirige assurément vers le monde criminel. Débutant sa nouvelle carrière en se pratiquant en étouffant des chatons et en diffusants sur internet ses actions, il amorce avec brio son nouveau plan de carrière.

Le meurtre et le démembrement de Jun Lin, de son amant d’un soir, suivi de l’envoi par la poste de morceau du cadavre de Lin à notre premier ministre étaient un réel coup d’éclat. Son apothéose!

Malheureusement, sa fuite trop précipitée vers l’Europe ne lui aura pas permis de promouvoir avec efficacité ses actions sur internet, son principal véhicule promotionnel.

À sa décharge, Mangeotta n’était pas informé à l’époque sur les avancés des gouvernements en espionnage et en traçage par écoutes électroniques. Si les révélations d’Edward Snowden au sujet de la NSA et des autres gouvernements avaient été faites plus tôt, il aurait surement été plus prudent lors de ses connexions à Internet et aurai eu plus de temps pour poursuivre sa campagne marketing avant de se faire arrêté.

Pour moi, Luka Rocco Magnotta ne désirait qu’une chose: être reconnu mondialement. Être une  des plus grandes célébrités du web d’aujourd’hui. C’est en partie réussie. Mais les interdits de publications actuellement en vigueur au Québec l’empêcheront d’avoir une notoriété locale. Comme Céline Dion, il sera plus reconnu à l’étrange qu’ici. Reste que son procès sera sans aucun doute le plus gros show médiatique de fin d’année, que ce soit en Amérique ou en Europe.