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Yannick L.

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  1. Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu. Regardez-le tomber.
    Quand un hétéro me dit que l’homosexualité n’est pas tout dans la vie il n’a rien compris. Quand une personne me dit que le SIDA c’est un peu fini, que les gays sont acceptés socialement, que l’on a plus besoin de communauté gay, que le Village c’est out, j’ai la rage en moi qui voudrait tout détruire. The Normal Heart est l’expression de cette rage. Nous sommes au début des années 80. La révolution sexuelle des années 60 aura permis aux homosexuels de commencer à sortir du placard, a se reconnaître, à ne plus se cacher de la police: le sexe devient un élément politique, le premier geste d’affirmation de soi. Mais lorsque les premiers cas de VIH/SIDA apparaissent, les gays sont les victimes idéales. Petit rappel historique: la Deuxième Guerre mondiale a tué près de 60 millions de personnes, 6 millions de juifs. Le SIDA: 38 millions de morts.La mort des homosexuels est pratique pour les hétérosexuels, pour le gouvernement. Malgré les cris et les avertissements des médecins face à cette pandémie, on se met la tête dans le sable et on attend. Cette attente est l’équivalent de l’extermination des Nazis: une volonté consciente de faire disparaître une population indésirée. L’action du film se passe à New York. Les gays commencent à mourir de ce nouveau cancer(!). Ned Weeks subit la perte de ses amis dans le silence le plus absolu des autorités. Il réalise en parallèle que le premier camp nazi, Dachau, a été mis en place en 1933, dans l’indifférence absolue; on y enfermait les opposants du régime, les juifs et les gays allemands. Il fait entre autre le parallèle avec le silence de son époque face à la pandémie. Se radicalise, commence à outer (dire publiquement qu’une personne qui cache son homosexualité l’est vraiment) avec le maire de New York comme première cible, fait des entrevues à la télé qui déplaisent à ses copains gay avec qui il a fondé la première association gay pour soutenir et informer la communauté des risques de transmission. Larry Kramer, l’auteur du scénario (adapté de sa propre pièce de théâtre, elle même inspirée de son expérience personnelle) fut, comme son personnage Ned Weeks, le co-fondateur du groupe communautaire Gay Men’s Health Crisis, dont il sera expulsé, avant de fonder Act Up, groupe radical de gays qui a réussi à casser le silence.Ce film est pour moi le top du top. J’ai braillé comme une madeleine, ragé contre les injustices et la discrimination que l’on continue de subir, vue des scènes dont j’avais souvent entendu parler lors de ma jeune époque de militant gay. Mais surtout il a confirmé que toute mon existence, de ma naissance à ma mort, a été et sera marqué par le fait que je suis gay. On me dit aujourd’hui que les homosexuels sont acceptés. Qu’ils peuvent se marier et adopter. Wow, big deal. Si aujourd’hui nous pouvons nous marier, c’est simplement que la politique nous a donné une friandise comme on a donné Israël aux Juifs après la Deuxième Guerre mondiale. Histoire de se déculpabiliser.Mon amour me tue. Le silence entourant cette affirmation a provoqué 38 millions de morts. C’est simplement ça l’horreur du SIDA. Et c’est ce que The Normal Heart met à merveille en relief. Un chef d’oeuvre. Produit par Brad Pitt et interprété entre autre par Mark Ruffalo, Julia Roberts et Matthew Bommer.
  2. Une adaptation de la pièce The Normal Heart, qui décrit la montée en puissance du virus du sida dans les années 80 et le combat d'un écrivain-activiste, Ned Weeks, fondateur d'un groupe d'aide luttant contre la maladie.
    Le réalisateur canadien Bruce LaBruce présente ici son film le plus “grand public”. Dans le sens de “pas trop de scènes pornographiques” svp. Et c’est une belle réussite.Filmé à Montréal, tourné dans les deux langues (mais principalement en anglais), Gerontophilia n’y va pas par quatre chemins, on entre rapidement dans le vif du sujet: l’amour des vieux. Des très vieux même. Lake ne comprend pas pourquoi du haut de ses 18 ans il est attiré sexuellement par les personnes âgées. Il ne cherche pas non plus à comprendre: il assume. Et c’est à travers M. Peabody, un vieux noir plutôt efféminé qu’il laissera libre court à sa libido.Le film dérange. Plus encore que si on m’avait présenté une histoire de zoophilie. Le sexe chez les personnes âgées est un tabou total, qu’il soit hétéro ou gay. Passé un certain âge, pour correspondre à une image de sagesse rétrograde, le vieux ne peut plus avoir de sexe. Et comment en plus expliquer qu’un beau jeune homme soit excité par une personne âgée sans immédiatement tombé dans le cliché de “c’est-pour-vider-son-compte-de-banque”.Le film n’apporte pas de réponse et ne juge pas. Il vous fera par contre réfléchir sur vos propres préjugés et vos propres limites. Bruce LaBruce a signé ici un bon film. Pas un chef d’oeuvre, mais un film hors norme. Rappelant souvent John Waters, un peu Xavier Dolan, il a son identité propre et laisse la place à Montréal en trame de fond, sorte de personnage invisible.Une mention spéciale à Pier-Gabriel Lajoie, plutôt inégal comme comédien, mais diablement beau et bien choisi pour ce rôle. Vue au cinéma Excentris à Montréal.
  3. Yannick L.

    Gerontophilia

    Lake, 18 ans, un garçon plutôt ordinaire, vit avec une mère névrosée et sort avec une fille de son âge, un peu excentrique. Mais il se découvre un penchant de plus en plus fort pour... les vieux messieurs. Embauché dans une maison de retraite pour l’été, il tombe sous le charme de M. Peabody, un séduisant patient de 82 ans.
    J’ai rarement été vidé et nourri émotionnellement en même temps. Le génie de Dolan est en partie dû au fait qu’il vient nous chercher à travers des émotions universelles, il nous les fait remonter dans la gorge, pour ensuite jouer avec celle-ci. Jouer dans le sens positif. Jouer, car c’est la mission qu’on lui accorde en regardant ses films: nous transporter et nous obnubiler. Et son dernier film, primé à Canne, rempli totalement sa mission.J’ai pleuré. Pleuré un peu par moment. Pleuré beaucoup aussi. Pleuré de joie par l’innocence et la pureté de ses personnages. Pleuré aussi pour leur cause, l’injustice de notre humanité. L’amour ne soulève pas de montagnes. L’amour ne guérit pas. L’amour doit cependant exister pour nous permettre de vivre et d’exister. D’une justesse infinie, ce vilain génie du cinéma a réalisé une oeuvre majeure dans tous les sens du terme. Une odyssée de l’âme, universelle et magistrale. Ses trois acteurs principaux sont d’une infinie justesse, mais la palme revient à Suzanne Clément. Je n’aime pas cette comédienne. Je ne l’ai jamais aimée. Pourtant, dans ce film, elle présente d’une infinie douceur la dépression sans l’afficher, sans nous l’imposer à grands traits. Elle est d’une magnificence incroyable. La musique est aussi très présente dans Mommy et devient une présence secondaire qui nous transporte d’une émotion à une autre.Je ne sais quoi dire, je ne sais quoi vous raconter du film. Je ne peux que vous dire que j’ai pleuré en marchant sur le trottoir de la rue St-Laurent, en sortant du cinéma l’Excentris. Je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer, trop troublé, trop bouleversé par ces émotions, comme si j’étais sorti d’une séance de psychanalyse où j’aurais tué ma mère…
  4. Yannick L.

    Mommy

    Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent profondément turbulent. Ensemble, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de la mystérieuse voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.
  5. Yannick L.

    Pride

    Ce magnifique film est tiré d’une histoire vraie et elle est bouleversante. Le contexte historique et la démarche sociale d’un petit groupe de gay dans le milieu des années 80 ne sont pas vraiment cités en dehors de l’Angleterre et c’est grâce à Pride que l’on découvre une facette méconnue de l’histoire anglaise. Le film est drôle et touchant, les personnages attachants, la divergence entre urbain et régionaux est magnifique et fait d’ailleurs pensé à des films comme «Les Chtis» ou «La Grande Séduction».Malheureusement, le fait d’avoir des pédés comme sujet fera en sorte que ce film n’aura jamais le même succès, mais «Pride» est pour moi un grand film à classer dans mes classiques. Pride a aussi l’avantage de faire découvrir au plus jeune et aux hétéros à quoi ressemblais les communautés gaies, de l’époque SIDA jusqu’au début des années 2000. (Ah les beaux souvenirs!) À voir, même si vous n’êtes pas un mineur ou un gay!
  6. Yannick L.

    Pride

    Eté 1984 - Margaret Thatcher est au pouvoir et l’Union Nationale des Mineurs est en grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève.
    Alain Turing a permis d’arrêter la 2e Guerre mondiale en décryptant les messages chiffrés des Allemands. Il a créé la machine Turing, des algorithmes de programmation, et j’en passe. Les ordinateurs d’aujourd’hui, les concepts de test d’intelligence artificielle, c’est lui.Se faire castrer chimiquement par le gouvernement car homosexuel, c’est encore lui. Se suicider après coup, ben, vous l’aurez deviné! La vie d’Alain Turing était pas celle d’une rockstar, mais l’importance du personnage dans notre histoire moderne est relativement bien présentée ici. Un bon film pas trop chiant mais pas vraiment complet selon moi.
  7. L'histoire hors-norme d'Alan Turing, le mathématicien anglais qui aida à percer le code de l'outil de communication des Allemands durant la Seconde Guerre mondiale : la machine Enigma.
    Nous avons vue hier soir ce magnifique petit film canadien, très amusant dans son genre. Une belle découverte pour les amateurs de films hors norme, Turbo Kid est magnifiquement soutenu par une trame sonore du duo Le Matos.Une mention spécial à Laurence Lebœuf, fille de Marcel… 😉
  8. Dans un monde ravagé par l'apocalypse, un jeune garçon passionné par les bandes dessinées survit à l'hiver nucléaire en échangeant contre un peu d'eau les objets qu'il trouve dans les ruines des Terres Désolées. Mais l’enlèvement de son amie Apple par un sbire du maléfique Zeus le forcera à affronter ses peurs et à devenir un héros malgré lui.
    Un indécrottable de noël, Gremlins est le top du top en faux film joyeux familial. Trop drôle, sarcastique, malaisant, à ne pas faire voir aux moins de 12 ans!La scène où le grand frère vante la beauté de Noël a sa copine qui lui explique que pour elle c’est l’odeur de son père coincé dans la cheminée, après plusieurs jours… Totalement jouissif! L’anti “It’s a wonderful life”!
  9. Yannick L.

    Gremlins

    Rand Peltzer offre à son fils Billy un étrange animal : un mogwai. Son ancien propriétaire l'a bien mis en garde : il ne faut pas l'exposer à la lumiere, lui éviter tout contact avec l'eau, et surtout, surtout ne jamais le nourrir apres minuit... Sinon...
    Un superbe divertissement, peut-être un peu trop structuré et techno pour le commun des mortel. De la belle SF digne de Matrix qui nous laisses sur notre faim.
  10. Au XXVIème siècle, un scientifique sauve Alita, une jeune cyborg inerte abandonnée dans une décharge. Ramenée à la vie, elle doit découvrir le mystère de ses origines et le monde complexe dans lequel elle se trouve, afin de protéger ses nouveaux amis contre les forces sombres lancées à sa poursuite.
  11. J’avais cette année la ferme résolution de ne pas acheter le nouveau iPhone. Perte d’intérêt? Effet Covid-19? En effet, le fait d’être toujours à la maison pour le travail et les loisirs m’enlevait un peu du plaisir d’utilisation de cet appareil. Lorsque mon conjoint a reçu le sien vendredi, j’ai craqué! Problème : comme d’habitude, rupture de stock la première journée. Solution : Ottawa. J’y reviens plus tard… Une fois en possession de l’appareil, le format et la brillance de l’écran nous sautent en pleine figure. C’est un mini iPad mini. Le poids est comme toujours très bien équili
  12. Pour aider à déniaiser les hommes confinés à la maison avec leur femme et enfant, voici une petite recette pimpée de lasagne, histoire de montrer que les hommes en cuisines sont souvent très hot!
  13. La chanteuse du groupe suédois Roxette, Marie Fredriksson, est décédée lundi des suites d’un cancer, une tumeur cérébrale. J’était fan fin 80 début 90. C’était mon plaisir secret, celui d’aimer une grosse pop racoleuse. J’écoute toujours, plus de 30 ans après être tombé amoureux de leurs mélodies sirupeuses. C’est avec tristesse que j’ai appris la mort de Marie, la chanteuse du duo. Avec elle disparaît mes années de jeunesse et de légèreté divine, celle de l’innocence.
  14. Petite surprise en fin d’année, cet album de Laurent Voulzy, un pur délice pour les oreilles et pour le cœur. J’écoute en boucle depuis cette fin de semaine et je ne m’en lasse pas. C’est le genre de musique qui fait du bien à l’âme.
  15. Ma réaction à la première écoute de Madame X C’est quoi cette merde? Décousu, donneur de leçon bobo multiethnique! Du gros foutage de gueule. Madonna est la diva de la pop qui est au-devant des tendances. C’est limite insultant. J’ai crié à l’arnaque de mes 2400$ de billets pour la voir à Boston. J’ai vomi ma haine des donneuses de leçons de plus de 60 ans. Coup après coup Ma réaction a sans doute été celle de beaucoup de fans. Grosse déception. Cependant, après quelques semaines d’écoute, les mélodies deviennent intéressantes. Mais le plus important : le support visuel via les v
  16. Ah ben oui! C’est aujourd’hui ça. On avait presque oublié d’en parler… Autant reprendre une campagne humoristique diffusée l’an dernier. Ça doit être l’anniversaire de Montréal aujourd’hui qui monopolise les médias sur la planète. View the full article
  17. Depuis son invention dans les années 1800, la photographie a été utilisée comme outil clé d’archéologie, capturant des images non seulement des découvertes, mais aussi des processus de récupération. Sa capacité à enregistrer les détails des objets périssables – pour les préserver – est évidente dans les photographies historiques des artefacts maintenant dégradés et des sites d’excavation, beaucoup transformés essentiellement par l’acte même de les creuser et à peine reconnaissables aujourd’hui. Mais aujourd’hui, nous sommes également conscients que la photographie peut être loin d’être objecti
  18. Rapporté par le JDM, le Portoricain Orlando Cruz, premier boxeur professionnel à avoir révélé son homosexualité en 2012, veut devenir le premier boxeur gai à détenir une ceinture de champion du monde, en affrontant l’Anglais Terry Flanagan samedi à Cardiff pour le titre WBO (poids légers).«Je veux inspirer la communauté homosexuelle en devenant champion du monde samedi», a expliqué Orlando Cruz, qui a déjà laissé passer une première chance de décrocher une ceinture mondiale, en octobre 2013, battu par le Mexicain Orlando Salido dans la catégorie poids plumes. Mise à jour :
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