9 ans après l’abandon de l’organisation de la parade de la fierté gay de Montréal, la gay pride, et après son déménagement depuis 2012 du Village vers le Vieux-Port de Montréal, Divers/Cité fait finalement faillite. Et c’est logique.

Dans mon article du 21 décembre 2006, je décrivais que ce festival n’avait qu’un but mercantile, abandonnait sa raison d’être pour devenir un festival propre, culturel et financièrement profitable.

On apprend (…) que Divers/Cité a décidé de se débarrasser de la parade et de la journée communautaire. Les raisons invoquées sont très fades, expliquant que la parade de la fierté gay était trop limitée, pas assez internationale comme leur beau festival.

En réalité, l’organisme se débarrasse d’un poids mort, la communauté en elle-même. C’est difficile de donner une place à la communauté, c’est beaucoup de travail en organisation et surtout ça ne rapporte rien. Par contre, d’organiser de beaux spectacles dans un parc, c’est riche en subventions et surtout en commanditaires.

Pour ce qui est de Divers/Cité, les organisateurs sont très fiers. Ils sont maintenant membres d’un groupe de festival international. Ils vont enfin pouvoir voyager à l’étranger en faire passer leur compte de dépense en transparence. Le plus beau dans tout ça c’est que ses gens dépensent une somme folle d’argent en mon nom, au nom des gays et des lesbiennes qu’ils appellent poliment des LGB2T.

Le plus drôle, c’est qu’à l’époque je souhaitais que le festival déménage, car il ne représentait plus les valeurs de la communauté. Qu’ils aillent faire de l’argent ailleurs!

Personnellement, je pense que Divers/Cité n’a plus sa place dans notre communauté. Le festival est trop international, il devrait plutôt déménager sur le site de la place des arts ou dans un village des Laurentides… là où il y a de l’argent!

C’est ce qu’ils ont fait il y a quelques années et c’est ce qui les a tués. On peut parler de la coupure de la subvention du fédéral en 2009. Coupure que j’endosse entièrement. Quand on est une organisation sans fondement, présente seulement pour faire un festival sans mission social, on ne mérite pas d’être subventionné par nos impôts.

Une belle leçon pour Fierté Montréal, l’organisme qui fait maintenant la parade et qui organise les célébrations. Mais ils sont aussi à risque. En évitant de parler de gais et de lesbiennes dans leur mission (Fierté ne veut rien dire!), en excluant les bars gays dans la parade, eux qui sont une des souches majeures de la communauté gay, quand on juge grossièrement certains gay-pas-propre-qui-montrent-leurs-fesses-pendant-la-parade (ouille ouille ouille), on ne mérite pas un grand respect.