Hier avec mon amie Joëlle, je me suis rendu au Théâtre d’aujourd’hui à la salle Jean-Claude Germain (75 places) pour une représentation de la pièce La genèse de la rage de Sébastien Dodge et Dieu que ça a fait du bien.  Ça fait du bien de voir un théâtre moins formaté que ce qu’on peut voir d’ans d’autres salles.  En plus de m’épater, cette pièce m’a servi une grande leçon, c’est à dire: »Botte toi le cul pour aller dans ces théâtre-là… au lieu d’aller revoir des pièces de Tremblay que tu connais pas coeur pis que t’es toujours déçu parce que t’as vu mieux que ça dans ta vie. »  Si j’y suis allé c’est principalement parce que j’ai rencontré une des comédienne (Fanny Rainville qu’on peut voir avec sa coupe au carré dans la vidéo).  Je dois être franc, si je ne l,avais pas connue, je ne crois pas que j’aurais même entendu parler de cette pièce.   Une pièce folle, désservie par des comédiens qu’on ne voit pas toujours partout mais dont les performances n’ont rien à envier à ce qu’on retrouve ailleurs.

La genèse de la rage raconte la pénible vie d’Otho, de la naissance à l’âge adulte.  Ce dernier, élevé par une mère totalement indigne, mais très couveuse, et un père muet se verra propulsé dans un monde cauchemardesque, rempli de violence, de moqueries,d’abus, d’intimidation. Comment une personne peut-elle évoluer dans un pareil monde, et quel en sera le résultat?  Rage, carnage et « gore » sont à prévoir.  En tant qu’auteur et metteur en scène,  Sébastien Dodge a du Brad Fraser dans le nez!  On ne peut rester indifférent au propos de la pièce qui, selon-moi s’inscrit très bien dans l’air du temps!

En espérant que cette pièce profite de quelques supplémentaires puisqu’elle se termine le 21 mai.

texte et mise en scène Sébastien Dodge
interprétation Guillaume Cyr, Bénédicte Décary, Marie-Anne Dubé, Mathieu Gosselin, Renaud Lacelle-Bourdon, Fanny Rainville, Simon Rousseau, Dominic Théberge
assistance à la mise en scène et régie Marie-Christine Martel
scénographie Gaétan Paré
costumes Chloé Giroux-Bertrand, Sarah Hall-K
éclairages Anne-Marie Rodrigue Lecours
conception musicale Michel Smith
effets spéciaux Olivier Proulx
support visuel et photographie Marie-Claude Hamel
assistance aux costumes Marianne Roberg

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Personne assez excessive et assez curieux de nature, je m’intéresse à plusieurs domaines allant de la religion au tricot, c’est vous dire ! J’ai vu le jour en banlieue et heureusement, je l’ai quittée assez jeune pour me rendre compte que la vie ne se cantonne pas à avoir un beau gazon en avant de chez soi. Donc comme la chante Marie-Hélène Thibert : « Je suis une fille de ville » (ouf la référence toi! Faut ben plaire à tout le monde et attirer le public de cette « chinteuse », juste pour voir la gueule qu’ils vont faire en lisant nos textes !). Pour le reste, vous me lirez, et vous me donnerez vos commentaires, je l’espère. Afin de me présenter à vous, cher public, voici le petit exercice du « J’aime, j’aime pas », même si je ne tiens pas à faire une Amélie Poulain de moi-même : je ne suis pas doué pour le bonheur. J’aime, j’aime pas (mon chum, Minnaloushe et Zucchini sont éliminés !)