On m’a lancé quelques « dirty looks » dernièrement quand j’ai dit que j’allais voir la comédie musicale « Mary Poppins » présentée « off Broadway » à la salle Wilfrid Pelletier de la Place des arts.  Ouach… Mary Poppins… c’est dégueu!  M’a-t-on dit en substance.  Pourtant je n’ai eu droit qu’à de l’intérêt lorsque j’ai dit à mon entourage que j’allais voir Wicked l’été dernier.  Bref, après quelques commentaires me disant que je m’étais presque fait littéralement fourré en achetant des billets pour ce spectacle… on avait presque réussi à semer un doute grandissant dans ma tête.  Définitivement, je ne devrais pas vous écouter!  Au final ce sont ceux qui n’y sont pas allés qui se sont fait fourrer… mais bon, je le concède, encore faut-il aimer les musicals!

Le rideau s’ouvre sur une Bert qui nous chante sont Chim Chim che’re en nous présentant la maison de la famille Banks sur le Cherry Tree Lane.  Le comédien est seul avec sa brosse de ramoneur, le fond de la scène est une toile ou est projetté l’illustration représentant l’extérieur de la maison des Banks façon gravure de vieux livres pour enfants. Il termine sa rengaine et un gros bloc sortant de la toile (qu’on croyait être juste une toile)s’avance vers les spectateurs, deux immenses portes s’ouvrent, littéralement comme dans un livre pop-up, et nous voilà dans la maison à deux paliers (photo ci-contre) qui servira aux multiples déplacements des comédiens qui se déplacent vers la chambre des enfants située au dernier étage.  La famille Banks est  au prise avec le départ de leur nanny à cause de leurs enfants impossibles à élever!  À partir de ce moment, la table est mise pour un feu roulant de changements de décors et de costumes tout à fait époustouflants!  Beaucoup de chansons, peu de dialogues, une mise en scène qui arrive toujours à captiver l’attention du spectateur, des éléments surprenants dans chaque tableau… Mary Poppins vaut chaque dollar investi.

Mention spéciale à la scène de la promenade au parc dans le premier acte où les personnages entrent dans une toile peinte par Bert (Photo en fin d’article)… les couleurs et les chorégraphies sont magnifiques!  On retient aussi la scène sur les toits londoniens avec la bande de ramoneurs qui font du tap dance, du pur bonbon! (Photo ci-contre)  Evidemment, on fait voler Mary Poppins avec son parapluie.  C’est bien, mais qu’on ne s’attende pas à des scènes aériennes très longues… bref, on se dit, elle vole c’est tout.  Ce ne sont pas ce scènes qui font le spectacle en tant que tel.

Le seul bémol est que Mary Poppins est un spectacle qui attire le public enfant… Ils sont très calme au début, mais c’est difficile de captiver leur attention durant les deux heures et demi que dure la représentation.  On a même entendu un bébé pleurer… là, on s’est dit que définitivement, il y avait des parents qui poussaient un peu le bouchon.

Au final, je dirais que si le vent souffle encore du côté de Montréal pour nous ramener ce spectacle, c’est un événement à ne pas manquer!  Et après avoir vu Mary Poppins, on ne peut que se dire que finalement… Wicked, c’était une vraie grosse merde!  On se dit aussi, qu’on est face à un show « Off Broadway » en sachant pertinemment que ce type de spectacle renferme la moitié moins d’effets spéciaux que les productions de Broadway qui sont jouées dans une théâtre qui leur est dédié.  J’avais eu cette impression pour Wicked et pour Rent, mais pas ici, on dirait qu’on nous donne « Le gros kit » tellement le tout est somptueux.

Article précédentLe bingo de l'homophobie française!
Article suivantLe gouvernement conservateur canadien votera une loi pour protéger les transsexuelles
Personne assez excessive et assez curieux de nature, je m’intéresse à plusieurs domaines allant de la religion au tricot, c’est vous dire ! J’ai vu le jour en banlieue et heureusement, je l’ai quittée assez jeune pour me rendre compte que la vie ne se cantonne pas à avoir un beau gazon en avant de chez soi. Donc comme la chante Marie-Hélène Thibert : « Je suis une fille de ville » (ouf la référence toi! Faut ben plaire à tout le monde et attirer le public de cette « chinteuse », juste pour voir la gueule qu’ils vont faire en lisant nos textes !). Pour le reste, vous me lirez, et vous me donnerez vos commentaires, je l’espère. Afin de me présenter à vous, cher public, voici le petit exercice du « J’aime, j’aime pas », même si je ne tiens pas à faire une Amélie Poulain de moi-même : je ne suis pas doué pour le bonheur. J’aime, j’aime pas (mon chum, Minnaloushe et Zucchini sont éliminés !)

1 COMMENTAIRE

  1. Tien tien, on est rancunier !?! 😉

    Je suis content pour toi que tu aies aimé, au moins ça valait le risque. Moi par contre, j’aime déjà pas l’histoire de Mary Poppins, alors voir une comédie musicale là-dessus, non merci.

    Pour ton histoire d’enfants pi de bébé, faut être ouvert voyons. Pense à tous ces parents qui vont pouvoir dire à leur collègue de travail qu’ils ont amené leurs progénitures voir une comédie musicale, qu’ils sont donc ben de bons parents!

    Grosses bises.